Aider les Palestiniens

Collectif nancéien

Palestine

Vendredi 16 octobre 2009

Le MRAP tient à exprimer publiquement toute sa solidarité à Jean Claude Lefort, Président de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité) face aux graves propos diffamatoires dont il a été l'objet sur le blog JJS (Jonathan-Simon Sellem).

Le MRAP ne peut accepter que la condamnation de la politique criminelle du gouvernement israélien soit assimilée à de l'antisémitisme. La volonté de certains de déplacer le conflit israélo-palestinien sur un terrain communautaire ou religieux, alors qu'il relève exclusivement répétons le, d'une question de justice et de droit international, dans
le respect des résolutions des Nation Unies, est d'une gravité extrême.

Le MRAP a lui même été, à plusieurs reprises, victime de telles accusations calomnieuses. La justice, saisie, lui a chaque fois donné raison dans les procès en diffamation intentés contre les auteurs de telles infamies.

En accusant d'antisémitisme les organisations ou militants qui réclament justice pour le peuple palestinien, ceux qui mènent l'offensive n'ont qu'un objectif : faire taire toutes les voix qui osent critiquer la politique israélienne de colonisation dans les territoires occupés. Aux yeux de ces attaquants, l'antisémitisme n'est plus un mal à terrasser, mais il devient l'arme d'un l'affront ultime à lancer à la face de ceux qui ont l'outrecuidance de critiquer la politique israélienne. Cette instrumentalisation de l'antisémitisme ne peut que banaliser
dangereusement l'antisémitisme en le galvaudant.

Depuis plus de 60 ans, plus de 35 résolutions des Nations Unies n'ont pas été suivies d'effet. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour les Palestiniens, en accentuant la colonisation de terres occupées illégalement, en construisant le Mur déclaré illégal par la Cour Pénale Internationale, en multipliant les crimes de guerre comme à Gaza, le gouvernement israélien démontre son refus d'appliquer et de respecter le droit international.

En l'absence de réaction des gouvernements occidentaux qui se refusent à prendre des mesures contraignantes à l'encontre d'Israël - l'arme du boycott, une arme pacifique-, reste l'un des moyens les plus efficaces à notre disposition de citoyens pour contraindre le gouvernement israélien à accepter tout simplement le respect du droit et le règlement juste et durable de la question israélo-palestinienne. Le boycott des produits de l'occupation n'est pas dirigé contre un peuple pour le punir mais bien pour lui  faire prendre conscience que la communauté internationale des citoyens ne peut tolérer les dénis de justice que commet son  gouvernement en son nom. Notons que des organisations et des personnalités, en Israël même, demandent l'instauration d'un tel boycott.

D'ailleurs, la lettre dont il est question, adressée à la mairie de Paris, a été signée par plus de 30 organisations du collectif national «Pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ».

C'est pour toutes ces raisons que le MRAP est solidaire de Jean Claude Lefort et lui apporte son soutien. Bien au-delà de ce cas singulier, le MRAP condamne la stratégie de groupes ou d'associations proches du gouvernement israélien qui, en France comme en Israël, instrumentalisent l'antisémitisme pour disqualifier tous ceux qui, critiquant la politique israélienne, apportent leur solidarité au peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits légitimes. Alors que, ce faisant, ils ne font qu'œuvrer pour l'instauration d'une paix durable entre les peuples de la région.


Paris le 16 octobre 2009

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 6 octobre 2009

Paris, le 2 octobre 2009

Selon la dépêche de l'AFP du 27 septembre « des fidèles juifs venus prier ce matin sur l'Esplanade des Mosquées de Jérusalem ont été attaqués par des musulmans et les forces de l'ordre ont ramené le calme » citant le porte parole de la police israélienne. Le Monde en date du 27 septembre indique que ces « heurts ont été provoqués par la tenue
vestimentaire, à leurs yeux indécente, de certains touristes étrangers sur le lieu saint ».

Le Palestinian Centre for Human Rights dont la fiabilité est internationalement reconnue, apporte une autre version des faits : « le dimanche 27 septembre, un groupe de 40 colons israéliens, escorté par la police et la police des frontières israélienne, a tenté de pénétrer dans l'enceinte de la Mosquée Al Aqsa par la porte d'Al Maghariba ». La police israélienne n'a pas donc fait que répliquer à des « attaques », elle est à l'origine de ces incidents. La venue des colons israéliens a été planifiée en avance et correspond à une décision délibérée du gouvernement israélien. La vieille ville ainsi que l'accès à Jérusalem-Est avaient été bloqués le jour même pour les Palestiniens de moins de 50 ans en prévision de la venue des colons israéliens.

Il faut rappeler que le site de l'Esplanade des Mosquées est sous la gestion unique du Waqf jordanien (autorité religieuse), dans l'attente d'un règlement futur sur le statut de Jérusalem. Le rapport des chefs de mission de l'Union européenne sur Jérusalem-Est publié en 2008 avait constaté que « pendant la haute saison des fêtes juives, les colons ont fréquemment défilé sur l'esplanade d'Haram Al Sharif, parfois avec la protection des forces de sécurité israéliennes, dans ce qui semblait être une démonstration de force, ce qui conduit parfois à des affrontements avec les Palestiniens ». Des «incidents » similaires ont eu lieu 9 ans auparavant, lorsque la venue d'Ariel Sharon sur l'Esplanade des Mosquées avait été le déclencheur de la seconde Intifada.


Pour la presse française, ne citer que le porte parole de la police israélienne comme unique source d'information revient à donner la parole à une puissance occupante sur une ville qu'elle occupe, avec les risques de désinformation que cela engendre. La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine rappelle que Jérusalem-Est constitue un territoire sur lequel le peuple palestinien est habilité à exercer son droit à l'autodétermination et sur lequel Israël ne saurait dès lors revendiquer aucune souveraineté, comme cela a été réaffirmé par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1980.

Communiqué de la plate-forme des ONG pour la Palestine

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 septembre 2009

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

soutient l’appel à des sanctions contre Israël

jusqu'à ce qu'il applique le droit international et les principes universels des droits de l'Homme

 

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens s'est attaché depuis sa fondation à organiser les mobilisations unitaires pour le respect du droit international et en solidarité avec le peuple palestinien, relayant en France les voix des acteurs engagés pour la paix et la justice. Notre collectif s'est ainsi engagé dans la campagne palestinienne contre le Mur d'annexion israélien et pour la suspension des accords d'association Union Européenne / Israël.

 

Quatre ans après l'avis de la Cour Internationale de Justice qui proclame l'illégalité du Mur et de la colonisation, force est de constater que nos gouvernements n'ont pas pris les mesures nécessaires pour contraindre l'Etat d'Israël à se plier au droit international. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour le peuple palestinien et en accentuant la colonisation de territoires illégalement occupés, en construisant un mur au delà de la ligne verte reconnue internationalement, avec pour effet d'annexer de nouveaux territoires appartenant à la Palestine, en maintenant les entraves qui limitent gravement le droit de circulation des Palestiniens, en refusant de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens, en discriminant gravement les droits démocratiques des citoyens palestiniens d'Israël, en interdisant tout développement économique, en se rendant coupable à Gaza de crimes de guerre contre toute une population civile, déjà assiégée, appauvrie, et affamée depuis des mois par un blocus illégal, Israël s'enfonce toujours plus avant dans le déni de tous droits au peuple palestinien, en toute impunité.

 

C’est pourquoi le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l'initiative non-violente Boycott, Désinvestissement, Sanctions, jusqu'à ce qu'il respecte le droit international et les principes universels des droits de l'Homme.

 

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens s'engage à intensifier ses efforts pour relayer l’initiative prise par la société civile palestinienne et lui donner une traduction concrète dans ses actions. Le Collectif National appelle toutes les organisations engagées pour le respect du Droit international et la paix à rejoindre et à relayer ses revendications, tant que le droit international est bafoué :

 

  • Boycott des produits israéliens car ils ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de distinguer les produits en provenance des colonies illégales d'Israël dans les territoires palestiniens occupés

  • Désinvestissements des entreprises étrangères tirant profit de l'occupation et de la colonisation

  • Sanctions contre Israël, et en particulier suspension des accords d'association UE / Israël tant que les droits de l'Homme sont bafoués, arrêt de la coopération militaire France / Israël, embargo sur les ventes d'armes à Israël

 

Le Collectif National appelle toutes les organisations à mener des campagnes de mobilisation pédagogiques conservant un caractère citoyen et non violent.

 

Premiers signataires :

Alliance For Freedom and Dignity- France (AFD-France),

Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF)

Association des Tunisiens en France (ATF)

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)

Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.)

Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)

CICUP

CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)

Droit-Solidarité

Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR)

Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)

Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Génération Palestine (GP)

GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine

La Courneuve-Palestine

Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR)

Les Alternatifs

Les femmes en Noir

Les Verts

Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Organisation de Femmes Egalité

Parti Communiste Français (PCF)

PCOF

Solidarité Palestine 18°

Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT)

Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)

Union syndicale Solidaires

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 8 septembre 2009

Malgré les déclarations du président Obama qui se prononçait pour le gel de la colonisation en Cisjordanie, malgré les critiques adressées que le projet avait entraînées de toutes parts, Israël vient de confirmer son intention de construire des centaines de logements (près de 500) dans les colonies de Cisjordanie auxquels s’ajoutent des bâtiments publics (écoles, dispensaires…) et des synagogues et ce alors même que 300 000 Israéliens vivent déjà en Cisjordanie occupée dans des colonies implantées de façon illégale du point de vue des lois internationales .

Si ce projet a pour objectif de donner des gages à l’aile la plus dure du gouvernement Netanyahou opposé à tout gel de la colonisation, il n’en exprime pas moins la résurgence de la part la plus agressive du nationalisme israélien qui allie colonialisme et expansionnisme dans l’actuel climat de racisme anti-arabe que les propos d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères et président du parti Israël Beteinou, n’ont fait qu’attiser.

Pour le MRAP, le prétexte avancé - le président Obama n’est pas parvenu à obtenir des gestes de la part des pays arabes en échange de concessions israéliennes- ne fait qu’évacuer un fait central et incontournable : la colonisation est une atteinte au droit international et en la matière demander des contreparties en échange du respect du droit international relève d’un chantage odieux et d’un marchandage éhonté sur le dos des populations palestiniennes.

Plus généralement, en proposant de faire dépendre le gel de la colonisation de sa préalable intensification, le gouvernement israélien avance une solution de règlement en trompe-l’œil d’une redoutable perversité et qui équivaut à répondre aux exigences de la communauté internationale en mettant fin à la colonisation … mais seulement après que tous les objectifs assignés à la colonisation auront été atteints ! ! Proposition cynique qui tente de concilier deux termes inconciliables : poursuite et gel de la colonisation mais qui a le redoutable avantage d’essayer de faire croire qu’Israël serait prêt à geler la colonisation et donner des gages de paix alors même que le gouvernement israélien fait tout pour torpiller toute solution pouvant conduire à un règlement juste du conflit.

Le MRAP appelle le gouvernement français à ne pas être complice d’une telle manœuvre. Il l’appelle à réagir avec vigueur avec les autres gouvernements de l’UE à cette nouvelle phase de la colonisation de la Cisjordanie en remettant en cause les accords préférentiels avec Israël pour faire pression sur ce pays. Le MRAP demande en la circonstance des sanctions à l’égard d’Israël et que des mesures de boycott soit appliquées à ce pays comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud pour le contraindre à respecter l’ensemble de ses obligations internationales.

Alors que cette nouvelle phase de colonisation ne fait qu’accroître le ressentiment de nombre de citoyens à l’égard de la politique de l’Etat d’Israël, le MRAP met en garde contre toute dérive ou exploitation antisémite qui ne ferait qu’exacerber les tensions et faire reculer toute possibilité de paix.

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 7 septembre 2009
Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 13 mai 2009

Une Tribune de Ziyad Clot, ancien avocat et conseiller juridique dans les négociations israélo-palestiniennes d'Annapolis. Une photographie historique du conflit israélo-palestinien, de 1949 à aujourd'hui.

Le 11 mai 1949, Israël devenait membre de l'Organisation des Nations Unies. Soixante ans plus tard, l'Etat hébreu est une réalité incontournable au Moyen-Orient. La question de sa légitimité, alimentée par les circonstances de sa création et ses violations continues du Droit international, rejaillit cependant périodiquement. La persistance de ce débat n'est en réalité que l'expression de faux semblants qui  président la relation entre Israël, l'ONU et la légalité internationale. La conférence de Durban II, aussi chaotique qu'inquiétante dans son déroulement, n'en est que l'illustration la plus récente.


Au regard du droit, la légitimité de l'Etat d'Israël tient au Plan de partage de la Palestine voté par l'Assemblée Générale de l'ONU le 29 novembre 1947. Fait souvent occulté, son admission au sein du concert des nations, matérialisée par la résolution 273, était conditionnée à son respect des résolutions 181 et 194 de l'Assemblée Générale. Autrement dit, l'acceptation d'Israël au sein de l'ONU était, et est toujours liée, au respect de ses obligations internationales portant notamment sur les frontières, Jérusalem et les réfugiés palestiniens. Après soixante ans, le refus d'Israël d'adhérer aux prescriptions onusiennes paraît pourtant inaltérable. Les positions israéliennes actuelles sur les principales questions propres à ce conflit démontrent une incapacité à « rentrer dans le rang ». Elles diffèrent peu en effet des objectifs originaux du sionisme.


La déclaration d'indépendance d'Israël du 15 mai 1948 mentionne l'adoption par l'ONU d'une résolution créant un Etat juif indépendant. La multiplication au sein du même document des références à « Eretz Israel » introduit cependant dès le départ une ambiguïté quant aux frontières du nouvel Etat. Pour David Ben Gourion, le père de la nation israélienne, la reconnaissance internationale d'Israël était en 1948 la priorité ; il savait que les frontières définitives de l'Etat résulteraient d'un conflit armé avec ses voisins arabes. Les gains territoriaux de 1948, puis de 1967, lui donnèrent pleinement raison. La colonisation ininterrompue de la Cisjordanie depuis 1967 confirme que l'Etat hébreu a gagné la bataille de la terre, au sein des frontières de la Palestine historique, au sein d'Eretz Israel. 

Il en va de même de la question de Jérusalem. Le régime international préconisé par le Plan de partition fit long feu. Ben Gourion annonça le transfert de la capitale d'Israël à Jérusalem dès 1948. En 1967, l'Etat hébreu s'empara de Jérusalem Est où il étend depuis sa souveraineté illégalement. La colonisation massive de la partie orientale de la ville rend désormais invraisemblable l'idée qu'elle devienne un jour la capitale d'un Etat palestinien. A droite comme à gauche de l'échiquier politique israélien, rien n'invite à penser qu'Israël serait prêt à compromettre le rêve de Jérusalem « capitale éternelle et indivisible d'Israël », alors que ce dessein validé par la Knesset en 1980 est en voie de réalisation.


A la suite de l'exil forcé de plus de 750 000 Palestiniens entre 1947 et 1949, l'ONU exigea qu'Israël donne la possibilité aux réfugiés qui le souhaitaient de retourner dans leurs foyers. Réaffirmée tous les ans depuis 1949, la résolution 194, qui incarne le Droit au retour, demeure lettre morte. Là encore, les positions israéliennes restent figées d'un gouvernement à l'autre. Comme Ehud Barak l'avait fait en 2000 avant de s'envoler pour le sommet de Camp David, Avigdor Lieberman, le nouveau Ministre des Affaires étrangères israélien, a affirmé que la question du Droit au retour n'était pas négociable.


Une fois dissipée l'agitation du sommet de Durban II, il faut reconnaître que la cause première de la confusion qui y a régné est bien l'incapacité à réconcilier Israël et le Droit. Si l'Etat hébreu s'était montré capable de reconnaître les Palestiniens comme des égaux, la question de sa nature discriminatoire ne se poserait plus. A défaut, en 1975, l'Assemblée Générale de l'ONU passa une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme. Et, avec le sommet de Durban de 2001, la question rebondit de nouveau. Pire, à force d'ériger la question israélienne en tabou, la défense des droits des Palestiniens a récemment été  confisquée à la tribune de Genève par le plus inquiétant et le plus mauvais de ses avocats, le Président iranien Ahmadinejad. La réponse occidentale fut loin d'être à la hauteur de l'événement. Au lieu de quitter la salle, l'Europe aurait été plus inspirée de rappeler Israël au respect de ses obligations internationales. Et, par là même, de pousser le Président iranien dans ses retranchements.


L'Iran, comme tous Etats-membres de l'Organisation de la Conférence islamique et de la Ligue Arabe, est signataire de l'Initiative de paix arabe. Depuis mars 2002, cette avancée historique offre à Israël une normalisation de ses relations avec tous les pays de la région sur la base du principe de « la paix contre la terre ». L'offre reprend à son compte les résolutions de l'ONU applicables à la question israélo-arabe, au premier rang desquelles la première qui imposa contre le gré de l'ensemble du Moyen-Orient le partage de la terre de Palestine. A l'époque, les Etats arabes avaient soutenu que cette partition, à défaut de consultation de la population résidant en Palestine, violait la Charte de l'ONU et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. En 2009, tous les pays de la région, y compris le mouton noir iranien, mais à l'exception d'Israël, sont de nouveau unis autour d'une position légaliste.

 

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 19 avril 2009
Les parties de la cisjordanie aux mains d'Israël ont été transformées en mer.
Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 18 avril 2009

Chers amies et amis,

 

Je viens de recevoir cette nouvelle qui m’a bouleversé : « Bassam Abu Rahme, 29 ans, a été tué aujourd'hui (17 avril 2009) lors de la manifestation non violente hebdomadaire de Bil'in lorsqu'il a essayé de rejoindre ses terres qui se trouvent de l’autre côté du Mur. Il a été touché à l'estomac par un tir de bombe lacrymogène à haute vélocité, une nouvelle arme utilisée par l'armée israélienne. Il est la 18ème victime lors d'une manifestation contre le Mur.

(source CCIPPP) 

 

Continuons de soutenir l’action non-violente, indépendante, autodéterminée et créative des villageois de BIL’IN, NI’LIN et des autres villages qui se battent pour défendre leurs terres contre le mur, l’occupation, la colonisation et pour faire appliquer le droit et les décisions de justice.

 

Demain, en vue des élections européennes, aura lieu à Paris une journée dont le thème est : « L’Europe doit agir pour le droit ». Nous espérons que le soutien réel de l’U.E. à la résistance non-violente en Palestine sera abordé.

 

La 4ème conférence internationale de BIL’IN va avoir lieu du 22 au 24 avril ; elle a pour but de renforcer la solidarité internationale et de trouver de nouvelles voies pour soutenir leur combat non-violent. Il est urgent que la solidarité internationale s’exprime.

 

L’action de BIL’IN est un symbole pour tous les autres villages qui luttent aussi contre la colonisation et l’occupation, ce qui explique la violente répression de l’armée israélienne. De plus cette lutte est menée collectivement par des Palestiniens, des pacifistes israéliens et internationaux.

 

Il ne s’agit bien sûr pas d’un problème religieux, mais politique et avant tout d’une injustice et d’une revendication légitime à laquelle Israël répond par l’emploi de la force armée contre des manifestants ayant choisi la résistance non-violente. « Le dialogue entre Juifs et Chrétiens ne présuppose pas de cautionner tout ce que fait l’Etat d’Israël car le peuple juif et l’Etat d’Israël ne sont pas deux réalités synonymes » (cf deux articles parus dans Le Monde en avril 2003 , mais tout à fait d’actualité, en P.J.).

 

La pétition mise en ligne sur Internet demande :

- que cesse la répression violente de l’armée israélienne contre ces marches non-violentes,

- que le droit international soit respecté afin que les villageois de BIL’IN et NI’LIN retrouvent leurs terres agricoles.

Si vous êtes une des 525 personnes qui l’ont signée à ce jour, nous vous en remercions et nous vous invitons à la faire connaître à vos amis, parents, collègues,… (ce texte est en P.J., ainsi que la pétition)

Si non, nous vous demandons de la signer et de la diffuser pour soutenir les habitants de Bil’in, Ni’lin, Ma’asana, Jaaus, etc… (ce texte est en P.J. ainsi que la pétition).

 

 

Pour signer, aller sur le site : http://www.gopetition.com/online/24042.html

Quelques précisions, seuls 5 champs (marqués d’un astérisque rouge) sont obligatoires : First name = prénom ; Last name = nom de famille ; City or town = ville ; Country = pays et pour la vérification du code, il suffit de recopier le code apparaissant juste au-dessus (ceci pour éviter les SPAMS). Et terminer en cliquant sur « sign ».

 

Pour plus d’information, site de Bil’in : http://www.bilin-village.org

 

Daniel Noisette, pour le collectif d’associations, à l’origine de la pétition.

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 février 2009
Le rôle de l'UE au Moyen-Orient
19/02/09
 
 
par Francis WURTZ, député communiste européen, président du groupe GUE/NGL
 
 
En écoutant il y a près d’un mois les enfants de Gaza, raconter au milieu des décombres de leur maison, comment ils ont tremblé sous les bombes ou leurs parents décrire l’enfer de ces 22 jours et nuits qui marqueront à jamais leur vie et la mémoire des générations futures, je n’étais pas fier de l’Europe ! J’ai pensé à un certain nombre de dirigeants de nos Etats, à tous ceux qui portent devant l’histoire la responsabilité de leur manque de courage politique, des occasions manquées, de leur absence de vision.

Je me suis posé la question : jusqu’à quelles extrémités les dirigeants israéliens doivent-ils pousser leur inhumanité à l’égard des Palestiniens et leur mépris du droit comme des valeurs les plus essentielles pour que les principaux responsables politiques européens osent lever plus que leur petit doigt et dire enfin : "trop, c’est trop" ?

 

Que ceux qui se disent "amis d’Israël" pour justifier l’impunité et la complaisance sans limites à l’égard de son actuelle classe dirigeante méditent ces paroles du grand écrivain israélien David Grossman : "A l’heure où Israël est gagné par la surenchère nationaliste, nous ferions bien de garder à l’esprit que la dernière opération militaire à Gaza n’est somme toute qu’une nouvelle étape sur une route de feu, de violence et de haine. Une route jalonnée tantôt de victoires, tantôt de défaites, mais qui nous conduit immanquablement à la ruine."

Ou bien, qu’ils s’interrogent avec Shlomo Sand, historien israélien de renom : "Nous avons semé la désolation (...) Nous avons fait la preuve que nous n’avons aucune retenue morale (...) Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens ? (...) Israël pousse les Palestiniens au désespoir (...) Depuis 20 ans, Arafat et l’autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël sans rien avoir gagné en échange (...) Israël a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967 (...) Israël ne fera la paix que si l’on fait pression sur sa politique".

 

D’où une question, M. le Haut Représentant, puisque vous n’avez rien dit sur la question du droit international : quelles pressions l’Union est-elle prête à exercer sur Israël - en ce qui concerne tant Gaza que la Cisjordanie, y compris Jérusalem - pour rappeler à ses dirigeants actuels et futurs que l’appartenance à la communauté internationale en général et le partenariat privilégié avec l’Union européenne en particulier ont un prix ; qu’ils ne s’accommodent ni de l’occupation militaire, ni des crimes de guerre, ni d’une politique qui pousse chaque jour un peu plus au divorce entre l’Europe et le monde arabo-musulman.

Je voudrais ne pas avoir, comme Européen, à reporter l’espoir d’un changement de politique au Proche Orient sur le seul locataire de la Maison blanche. Je voudrais encore croire à un sursaut de l’Europe."

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 février 2009

Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples


Palestine-Israël Chronologie pour un aperçu historique


De 1516 , date de la conquête ottomane, jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, pendant quatre siècles, la Palestine fera partie des provinces arabes de l’Empire


Durant la Première guerre mondiale, l’Empire ottoman est engagé aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie.

Cette période sera marquée par les promesses faites par la Grande-Bretagne aux Arabes dont elle déclara « reconnaître et soutenir l’indépendance » pour s’assurer leur participation à la guerre contre les Ottomans.

Dès 1915, la France et la Grande-Bretagne commencent à esquisser le contour de leurs futures zones d’influence au Proche-Orient anticipant déjà le dépeçage de l’Empire ottoman.

1916 : Accords secrets Sykes-Picot  :Ils prévoyaient une Palestine internationalisée, seuls les ports d’Haïfa et de Saint Jean d’Acre revenant à la Grande-Bretagne.


La Palestine sous mandat britannique :

  •  
    1. De 1917 – 1939 :

- Cette période sera marquée par la poursuite toujours plus difficile du double discours des Britanniques. D’un côté, le mouvement sioniste exige que soit respectée la promesse de la Déclaration Balfour, de l’autre le mouvement nationaliste arabe s’oppose à l’afflux d’immigrants juifs. Le programme sioniste en Palestine va se télescoper avec l’éveil du nationalisme arabe.

Le début des années 30  verra une reprise très forte de l’immigration juive parallèlement à la montée du nazisme. Cette période qui verra une progression très forte de ventes de terres aux nouveaux migrants, sera marquée par une succession d’émeutes et de grèves. Les soulèvements de la population arabe contre le mandat britannique -durement réprimés- contraindront Londres à se résoudre à réduire de façon drastique l’immigration juive et l’achat de terres.

Les années 36-39 seront considérées comme la préfiguration d’une Palestine capable de prendre en mains son avenir. Cependant face à la grande grève de 36 quasiment insurrectionnelle la direction palestinienne, les notables en particulier, vont opter pour une stratégie d’attente et s’en remettre aux décisions des Britanniques … qui mettront fin à l’insurrection en rétablissant leur autorité… Analysées comme fondatrices du mouvement national palestinien, ces trois années de rébellion et de répression auront toutefois affaibli les forces vives de la Palestine.


1917 : 2 novembre Déclaration Balfour promettant la création d’un Foyer national juif.

Décembre : Entrée des troupes britanniques à Jérusalem, capitulation des Turcs.

1918 : Soutien de Londres et Paris à l’émancipation des peuples libérés du joug ottoman.

1919 : Le premier Congrès des associations islamo-chrétiennes de Palestine protestent contre la promesse faite aux sionistes.

Commission américaine au Proche-Orient qui préconisera la sauvegarde de l’unité et la limitation du programme sioniste.

1920 : Premières manifestations contre la Déclaration Balfour.

1920-1928 : La période sera relativement calme du fait du tassement de l’immigration juive.

1928-1929 : Emeutes provoquées par des raisons d’ordre religieux et la question symbolique des Lieux Saints.

1933 : Emeutes de Haïfa à l’encontre des Britanniques rendus responsables du développement du sionisme.

1935 : Révolte populaire conduite par le cheikh Izz al-Din al-Qassam.

Grève générale pour l’arrêt de l’immigration et la vente de terres.

1936 : 21 avril-11 octobre , grande grève et boycott de l’Etat. Six mois de succession de grèves et d’incidents armés. Forte répression. Le 18 juin, Haïfa est rasée par les Britanniques. De son côté, la Haganah, branche militaire du mouvement sioniste commence à s’organiser en véritable armée.

1937 : Rapport Peel .En réaction à l’idée de partition de la Palestine, véritable guerre opposant Palestiniens et troupes coloniales.

1938 : La commission Woodhead : abandon du projet de partage.


  • De 1939-1945 :

Cette période sera marquée par l’entrée en scène des Etats-Unis dont les sionistes vont rapidement percevoir le rôle et la suprématie futurs. Le mouvement sioniste dès lors va établir des liens plus étroits avec la communauté juive des Etats-Unis pour appuyer son projet.

Elle a également vu un fort développement de l’immigration juive illégale conséquence de l’antisémitisme en Europe, parallèlement au développement des actions militaires contre les Britanniques de la part des groupes sionistes dissidents, Irgoun et Stern.

1939 : Livre blanc britannique proposant une Palestine unitaire et indépendante dans un délai de 10 ans, avec la participation des juifs et des Arabes au gouvernement. Le début de la guerre le rendra caduc.

1942 :Congrès sioniste à New York auquel participe Ben Gourion et réclamant l’immigration illimitée et le transfert à l’Agence juive de l’autorité pour créer un Etat.


L’après Deuxième Guerre mondiale :

La première période marquée par le plan de partage de la Palestine, la création de l’Etat d’Israël et la première guerre israélo-arabe. Expulsion programmée des Palestiniens et début du problème des réfugiés. (*)

1945 : Sous pression des Etats-Unis, commission d’enquête anglo-américaine pour étudier le problème des juifs. Elle enquêtera surtout en Europe et sera influencée par les requêtes des sionistes qui instrumentaliseront l’horreur des camps.

1946 : Création du Haut Comité arabe de la Palestine présidé par Amine Al Husseini.

1947 : 11 juillet départ de Sète de l’Exodus avec à son bord 4 500 immigrants illégaux pour la Palestine (le film reste l’archétype de la propagande sioniste).

29 novembre : vote du plan de partage par l’ONU (*)

1948 : 19 mars : Devant l’ampleur des troubles, les Etats-Unis demandent la suspension du plan de partage.

14 mai : Israël proclame son indépendance.

15 mai : fin du mandat britannique, entrée des armées arabes en Palestine. Première guerre israélo-arabe (*) qui laissera une Palestine démembrée dont la moitié de la population arabe est devenue un peuple de réfugiés.

1949 : 24 février-26 juillet Signatures d’armistices entre les pays arabes et Israël

1948-1950 : Proposition palestinienne d’union de la Palestine avec le royaume hachémite de Jordanie, suivie le 4 janvier 1949 par l’annexion par le roi Abdallah de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est et par l’union en 1950 de la Cisjordanie et de la Transjordanie. Quant à la bande de Gaza, elle passera sous administration du Caire mais ne sera pas annexée.

Plan de partage (Résolution 181)


Le 29 novembre 1947, décision des Nations unies de partager la Palestine en deux Etats, un Etat arabe de 11 500 km2et un Etat juif de 14 100 km2, soit respectivement 44,5% et 56,5% de la superficie partagée, les Lieux saints devant former une zone internationale.

A noter que la population juive en Palestine ne représentait en 1946 que 32% de la population totale et n’avait pu acquérir légalement en 1947 que 15%des terres cultivables.

Suivant le plan de partage de la Palestine, l’Etat juif allait être peuplé de 558 000 juifs (58%) et 405 000 Arabes (42%) ; l’Etat arabe allait être peuplé de 804 000 Arabes et 10 000 juifs. La zone internationale devait compter 106 000 Arabes et 100 000 juifs.

La décision fut rejetée par les Etats arabes et fut à l’origine d’affrontements entre les communautés de Palestine.

;


De la défaite de 1948 à la guerre des Six Jours de 1967

La défaite de 1948 va amener une forte contestation des régimes arabes par leurs peuples, pour leur « trahison » lors de cette guerre : changement en Syrie dès 1949, assassinat du roi Abdallah en 1951, renversement des monarchies égyptienne en 1952 et irakienne en 1958. Cependant dès 1949, de petits groupes palestiniens lancent des opérations militaires contre Israël depuis la Syrie, la Jordanie ou Gaza dont les zones frontalières se trouvent soumises aux représailles israéliennes. La position des gouvernements arabes varie entre méfiance , soutien, tentative de contrôle ou d’instrumentalisation de ces groupes. Nasser essaiera dès février 1956 de mieux contrôler ces actions en créant des unités de fedayin. Entre temps le Fatah, issu de l’Union générale des Etudiants palestiniens (GUPS en anglais) de tendance nationaliste palestinienne et le FPLP plus pan arabe fourniront les premiers cadres combattants.

1951 : Création à Beyrouth du Mouvement nationaliste arabe animé par Georges Habache.

1952 : Création de l’Association des Etudiants palestiniens du Caire dont Yasser Arafat fera partie.

Coup d’Etat des Officiers libres en Egypte qui porte Nasser au pouvoir.



1955 : Raid israélien contre Gaza suivi d’actions armées palestiniennes en retour.

1956 : Opération franco-anglaise de Suez avec l’appui israélien après la nationalisation par l’Egypte du canal de Suez.

1958 : Création de l’UGEP (GUPS)

1964 : Premier Sommet arabe du Caire. Décision d’organiser le peuple palestinien pour lui permettre de « jouer son rôle dans la libération de son pays et de décider de son avenir »

1966 : Yasser Arafat sera détenu pendant 3 semaines à Beyrouth.

En novembre, émeutes contre le gouvernement jordanien jugé trop passif face aux attaques israéliennes.

1967 : 4 janvier, le gouvernement jordanien ferme le siège de ll’OLP dans la banlieue de Jérusalem.

5juin : Déclenchement par Israël de la guerre des Six Jours

28 juin : Annexion par Israël du secteur arabe de Jérusalem.

30 juin : A Damas, le Fatah décide d’organiser la résistance dans les territoires occupés.

Juillet : Projet israélien prévoyant l’annexion d’un tiers de la Cisjordanie avec l’implantation d’une trentaine de colonies.

Août : Premiers contacts Fatah-Nasser .

A l’automne, création de la Saïka , organisation palestinienne pro-syrienne.et du FPLP de Georges Habache


Expulsion des Palestiniens – Epuration ethnique – Réfugiés

Si 30 000 Palestiniens de l’élite et de la bourgeoisie ont cru quitter « provisoirement » la Palestine pour échapper aux troubles qui se développaient, la période entre le plan de partage et la création de l’Etat d’Israël verra la multiplication d’opérations de groupes israéliens tels la Haganah (noyau de la future armée israélienne), l’Irgoun de Begin et le Lehi (groupe Stern) qui, assurés de leur supériorité militaire incontestable concourront à la réussite du plan Dalet, plan secret d’expulsion des Palestiniens dont l’objectif est d’obtenir un Etat juif le plus homogène possible, c’est à dire débarrassé de sa population arabe.

La terreur est un des moyens employés au service de l'épuration ethnique.

Par exemple, le 8 avril 1948, 254 hommes, femmes et enfants du village de Deir Yassine seront massacrés par l’Irgoun et le groupe Stern. Ce massacre par son caractère systématique va marquer l’esprit des Palestiniens et comme le prouvent les travaux des nouveaux historiens israéliens, il entre dans cette stratégie qui sera couverte par Ben Gourion, laisser aux habitants des villages vaincus le choix entre fuir ou connaître le sort des habitants de Deir Yassine.

Près de quatre mois après la création de l’Etat d’Israël ce ne sont pas moins de 850 000 personnes qui auront été expulsées dont près de la moitié avant la proclamation de l’Etat d’Israël sur une population de 1,4 million de Palestiniens.

17 sept. 1948 : Assassinat par le groupe Stern de Bernadotte, médiateur de l’ONU qui avait présenté une résolution sur le retour des réfugiés.

L’Onu se saisira du problème des réfugiés et votera le 11 décembre 1948 la résolution 194.

11 décembre 1948 : Résolution 194 sur le droit au retour ou à compensation des réfugiés. Elle décide, à la suite du départ forcé de centaines de milliers de Palestiniens, qu’ « il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers ».

1er mai 1950 : Création de l’UNWRA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens) qui accueillera l’écrasante majorité des Palestiniens..

Après la Guerre des Six Jours, on comptera 250 000 nouveaux réfugiés en provenance de Cisjordanie.

Aujourd’hui, on compte plus de 2,5 millions de réfugiés palestiniens dont 1/3 vit dans des camps. 80% de la population de Gaza sont des réfugiés.

Israël a toujours refusé le retour des réfugiés. Nombre de villages ont été détruits ou ont changé de nom après avoir été occupés par les immigrants juifs et les terres réparties entre les différents kibboutzim. Les traces de la présence palestinienne ont été systématiquement effacées. Et la question des « biens des absents » n’a toujours pas été réglée.

Israël obtiendra lors du processus d’Oslo que les réfugiés palestiniens de l’extérieur ne puissent voter aux élections en Palestine, façon de leur dénier le statut de citoyens palestiniens et de les couper de toute relation organique avec la Palestine.

22 novembre 1967 : Résolution 242 . Adoptée six mois après la guerre des Six Jours, elle « exige l’instauration d’une paix juste et durable au Moyen-Orient »qui passe par « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés durant le récent conflit » et «  le respect et la reconnaissance de la souveraineté de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces et d’actes de force »

.

De 1967 à la guerre du Kippour de 1973

Conséquence de la défaite de 1967, avec l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, la totalité de la Palestine mandataire est sous contrôle israélien.

- Sur le front de la résistance, d’autres organisations voient le jour , le FDLP et le FLA soutenu par le Baas irakien. Les mouvements de résistance prennent le contrôle de l’OLP.

- Dès 1968, l’installation de bases de la résistance palestinienne se fait en Jordanie et puis au Liban et sera source de heurts avec les pays concernés qui iront jusqu’à la liquidation de la résistance palestinienne en Jordanie en septembre 70 (Septembre Noir) et à des crises sérieuses entre l’Etat libanais et la résistance.

- Politiquement ce sera la reconnaissance de l’existence du peuple palestinien et l’acceptation par le roi Hussein de l’autodétermination des Palestiniens.

L’OLP dirigé par Arafat bénéficie du soutien populaire arabe. Elle met en place un début d’appareil et de structures sociales

- Dès 1973, dans les Territoires occupés , le CNP décide de créer le Front National Unifié

1968 : 21 mars Bataille de Karameh (la dignité), village de Jordanie, devenu symbole de la résistance, dans lequel les fedayin feront face à une importante force israélienne venue nettoyer les lieux

Juillet : rejet de la Résolution 242 par le CNP du Caire

28 décembre : Raid aérien de représailles sur l’aéroport de Beyrouth

Embargo de De Gaulle sur les armes à destination d’Israël

1969 : 1er janvier : Le Fatah expose les principes du futur Etat palestinien indépendant et démocratique

Première crise sérieuse entre l’Etat libanais et les Palestiniens.

10 décembre : l’AG des Nations unies reconnaît l’existence du peuple palestinien.

1970 : Début des détournements d’avion. . Proposition de Sadate d’échanger les territoires occupés contre une reconnaissance formelle d’Israël

.1972 : Projet de royaume arabe uni présenté par le roi Hussein (Transjordanie, Cisjordanie et Jérusalem-Est)

6 septembre 1972 : Attentat contre l’équipe olympique israélienne aux Jeux de Munich par l’organisation Septembre Noir (référence aux événements de septembre 1970) suivi par des opérations iisraéliennes au Sud-Liban.

1973 : 3février le roi Hussein accepte l’idée de l’autodétermination des Palestiniens en vue d’un Etat palestinien indépendant.

Avril : Raid israélien sur Beyrouth suivi en mai d’affrontements entre l’armée libanaise et les fedayin.

6-24 octobre : Guerre arabo-israélienne dite guerre du Kippour qui verra l’embargo sur le pétrole

22 octobre ; Résolution 338 appelant à un cessez le feu et à l’application de la résolution 242 dans toutes ses parties

La colonisation des Territoires occupés

Ce processus débutera dès la fin de la guerre de 1967. En Cisjordanie, l’implantation des colonies se fit au départ dans la vallée du Jourdain. Prétextant des raisons de sécurité, Israël a ainsi pu s’approprier plus de la moitié des terres en Cisjordanie, la construction de routes reliant les colonies permettant de contrôler le territoire en le quadrillant Les occupations illégales, au regard des lois israéliennes, préconisées par le Goush Emounim vont assurer l’implantation de colonies dans des zones de fort peuplement arabe. En 1977, on compte 44 000 colons. En 1987, on compte une centaine de colonies (67 000 personnes en Cisjordanie) , une quinzaine pour Gaza (2 500 personnes occupaient 40% de la bande de Gaza). Entre 1993 et 96 le nombre de colons en Cisjordanie est passé de 100 000 à 145 000 .La construction de colonies autour de Jérusalem s’intensifie . Elles prennent en étau la partie arabe de la ville et participent à sa judaïsation.

La résolution 446 du 22 mars 1979 exigeait pourtant l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires arabes occupés depuis 1967 ». 

»

L’après guerre du Kippour - De la reconnaissance de l’OLP à l’invasion du Liban

La diplomatie des « petits pas » initiée par Henry Kissinger va dans un premier temps avec la restitution du Sinaï à l’Egypte ouvrir la voie aux accords de Camp David puis à la signature de l’accord de paix séparée entre l’Egypte de Sadate et Israël de Begin sous la houlette du président Carter en 1979.

Pour les Palestiniens ce sera et une reconnaissance de l’OLP et celle de leur droit à l’autodétermination.

1974 : 14 octobre L’Assemblée générale des Nations unies reconnaît l’OLP comme représentant du peuple palestinien.

22 novembre : La résolution 3236 reconnaît le droit des Palestiniens à l’autodétermination, la souveraineté et à l’indépendance nationale et l’OLP est admise à l’ONU avec le statut d’observateur.

1975 : Début du processus qui conduit à la guerre du Liban qui verra l’armée syrienne s’allier aux forces conservatrices libanaises contre la résistance palestinienne

1976 : 30 mars : Soulèvement populaire contre l’occupation suivi d’une répression féroce de plusieurs jours. C’est la « Journée de la terre » où l’on vit flotter le drapeau palestinien dans toute la Palestine, en démonstration de la représentativité de l’OLP.

12 avril : Elections municipales en Cisjordanie. En dépit de l’interdiction de l’OLP, succès des candidats se réclamant de cette organisation et des nationalistes de gauche

1977 :Déclarations et contacts officieux permettant une ouverture indirecte en direction d’Israël, Arafat se déclarant prêt à «  engager le dialogue avec les Etats-Unis ». Voyage de Sadate à Jérusalem.


1978 : Invasion et occupation israélienne du Sud-Liban.

1979 : Signature de l’accord de paix israélo-égyptien.

1980 : 30 juillet : La Knesset proclame Jérusalem entière et réunifiée capitale d’Israël (proclamation non reconnue par la communauté internationale).

1981 : Plan de paix du roi Fahd d’Arabie prévoyant l’établissement d’un Etat palestinien sur la Cisjordanie et Gaza et ayant Jérusalem-Est pour capitale, le retour et le dédommagement des réfugiés et le droit de tous les Etats à vivre en paix dans la région.

1982 : Série de destitutions de maires palestiniens par les autorités d’occupation

6 juin :.Début de l’invasion du Liban par les forces israéliennes

Juillet –Août : Siège de Beyrouth-Ouest par l’armée israélienne

25 juillet : Signature par Arafat à Beyrouth d’un document dans lequel il approuve toutes les résolutions des Nations unies concernant la Palestine.

2 septembre : Les derniers combattants palestiniens quittent Beyrouth évacués par la force multinationale.

9 septembre Plan de Fès dans lequel les Etats arabes préconisent l’édification d’un Etat palestinien et la signature de la paix entre tous les Etats de la région (équivalant à une reconnaissance d’Israël).

14-15 septembre : L’armée israélienne entre dans Beyrouth-Ouest en violation des engagements pris.

16-18 septembre : Massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth par les forces libanaises avec la complicité « passive » de l’armée israélienne qui encercle les camps et qui sera témoin des massacres de civils. Entre 800 et 1 500 morts

1983-1988 (CNP d’Alger)

Chassée de Jordanie et du Liban, éloignée de la patrie, la résistance va être relayée par les Palestiniens à l’intérieur des Territoires occupés. Débutée en 1987, la révolte des pierres va prendre le relais des actions des fedayin et inventer des formes de lutte alliant initiatives d’autogestion quotidienne, désobéissance civile, grèves …contre une occupation qui administre à coups de décrets militaires et favorise une annexion rampante des terres palestiniennes. La poursuite de l’Intifada, sa structuration et la reconnaissance de sa légitimité, vont donner aux Palestiniens une position d’acteurs incontournables d’autant que la renonciation du roi de Jordanie à toute revendication sur la Cisjordanie prive les Israéliens de leur interlocuteur privilégié. Cette nouvelle donne va rendre possible pour les Palestiniens l’ouverture d’un véritable processus de négociations pour lequel ils sont prêts à accepter de faire des concessions malgré une opposition surtout menée par la Syrie.

1983 : Rencontre Arafat-Avnery-Peled à Tunis en janvier

Février : le Conseil national palestinien (CNP) adopte le plan de Fès. Contestation de la dissidence.

24 juin : Arafat expulsé de Syrie

1985 : Bombardement par les Israéliens du quartier général de l’OLP installé à Tunis.

1987 : 9 décembre , début de l’Intifada.

14 décembre : Création du Hamas par le cheikh Yassine.

1988 : 31 juillet : Le roi Hussein rompt tous ses liens avec la Cisjordanie.

12-15 novembre : CNP d’Alger. Reconnaissance des résolutions 181, 242 et 338. Condamnation du terrorisme et Déclaration d’indépendance de l’ Etat de Palestine.

13 décembre : Devant l’AG de l’ONU Arafat condamne le terrorisme sous toutes ses formes dès lors Washington accepte d’ouvrir un dialogue substantiel avec l’OLP


1991-2000 : De la conférence de Madrid à la deuxième Intifada

L’année 1990 verra l’Irak envahir le Koweït et Arafat soutenir Saddam Hussein, ce qui le marginalisera pour un temps.

Cette décennie sera marquée par le processus d’Oslo qui en quatre ans, entre 1993 et 1997, aura été vidé de son contenu.

Les impératifs de sécurité toujours mis en avant par Israël lui ont souvent servi de prétexte au non respect des accords , à leur remise en cause. Les arrière-pensées israéliennes n’ont jamais été absentes et leur volonté d’aboutir toujours sujette à caution et si provocations il y eut de la part des ennemis de la paix, la plus grave fut celle de Sharon sur l’esplanade des Mosquées sans compter que la colonisation s’est même amplifiée durant cette période

En laissant jouer les rapports de force comme si les deux parties étaient à égalité, les Etats-Unis ont fait preuve d’une partialité coupable et ont favorisé l’intransigeance israélienne. Pour les Palestiniens qui ont accepté que leur territoire soit divisé en zones de statuts différents, et qui ont toujours fait l’essentiel des concessions pour sauver le processus, la situation s’est complètement dégradée jusqu’à devenir insupportable.

1991 : Fin de la première guerre du Golfe

30 octobre : Ouverture à Madrid de la conférence de paix entre Israël et ses voisins arabes. La présence des Palestiniens se fait dans le cadre d’une délégation commune avec les Jordaniens.

10 décembre : Début des négociations à Washington placées sous le principe de l’échange de la terre contre la paix.:

1993 :10 septembre : Reconnaissance mutuelle d’Israël et de l’OLP

13 septembre : Signature à Washington de la déclaration de principe sur l’autonomie palestinienne élaborée secrètement à Oslo.

1994 : Signature du traité de paix entre Israël et la Jordanie.

1995 : Signature d’Oslo II (Arafat-Rabin) sur l’extension de l’autonomie à la Cisjordanie.

4 novembre : Assassinat de Rabin

Retrait des forces israéliennes des villes palestiniennes sauf Hébron

1996 : Elections en Palestine . Arafat élu président de l’Autorité palestinienne. Victoire du Fatah aux législatives

5 mai : Ouverture formelle des négociations sur le statut final des Territoires occupés.

1997 : Blocage des négociations de paix suite à la décision de construire la colonie juive de Har Homa dans la partie arabe de Jérusalem sous occupation.

1998 : Négociations de Wye Plantation et signature du memorandum de Wye River par lequel Israël se retirera de 13% supplémentaires de territoire en échange de la répression par l’Autorité palestinienne des mouvements terroristes avec l’aide de la CIA.

1999 : Fin de la période d’autonomie de cinq ans signée en 1993. Clinton s’en gage à ce que les négociations sur le statut final aboutissent dans un délai d’un an.

2000 : sommet israélo-palestinien à Camp David II (:Aucun accord)

28 septembre : Provocation de Sharon sur l’esplanade des Mosquées . Violents affrontements en Cisjordanie et Gaza prélude à la deuxième Intifada. Un mois après le début, Amnesty international accuse Israël de violations majeures qui pourraient être considérées comme des crimes de guerre.

4 novembre : Clinton décide de s’entretenir séparément avec Arafat et Barak pour trouver une issue.


Depuis 2001,

d’un côté l’élection de Mahmoud Abbas après la mort de Yasser Arafat, de l’autre la victoire du Hamas aux législatives due en grande partie au rejet de l’Autorité palestinienne (accusée de corruption et dont le bilan politique envers Israël est pour le moins décevant : aucune avancée politique et forte dégradation des conditions de vie) vont se conjuguer et faire que chaque partie, Autorité et Hamas, va revendiquer le pouvoir .Après la formation d’un gouvernement d’union, les oppositions entre les deux pouvoirs, chacun pouvant se prévaloir de sa légitimité démocratique, vont se multiplier d’autant que le boycott du Hamas décrété par Israël, suivi par les Etats-Unis et l’Ue, et l’appui total apporté à la politique de « collaboration » de M.Abbas va radicaliser les positions amenant ce qu’Israël a toujours voulu : entamer l’unité du peuple palestinien.

2002 : Début de la construction du Mur d’annexion déclaré illégal . Réoccupation de six des sept villes autonomes de Cisjordanie. Arafat assigné à résidence à Ramallah à la Mouqata. Lancement de la feuille de route par le Quartette.

2004 : Evacuation unilatérale des colonies de la bande de Gaza . Par leur refus d’assurer la transmission du pouvoir avec les autorités palestiniennes, les Israéliens ont contribué volontairement à l’instabilité de la bande de Gaza.

Mort de Yasser Arafat

2005 : Election de Mahmoud Abbas président de l’Autorité palestinienne

2006 : 25 janvier : Victoire du Hamas aux législatives 

Juillet – Août : Agression israélienne contre le Liban. Le Hezbollah en sort renforcé.

2007 : 17 mars : Formation du gouvernement d’union nationale en Palestine

14 juin : Limogeage par Mahmoud Abbas d’Ismaïl Haniyeh premier ministre issu du Hamas

19 septembre : Israël déclara Gaza « entité hostile »

27 novembre ; Conférence d’Annapolis suivie d’aucun effet

2008 : 18 juin : Trêve unilatérale décrétée par le Hamas. Arrêt des tirs de roquettes en échange de l’ouverture des points de passage. 27 décembre : Début de l’offensive israélienne contre Gaza, opération « Plomb durci ».

Par Collectif nancéien contre la guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés