Aider les Palestiniens

Collectif nancéien

Palestine

Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 08:29

La France et l'Europe doivent forcer Israël à respecter du droit international

Le gouvernement israélien d'extrême-droite a multiplié ces derniers mois les exactions à Jérusalem-Est. Les forces d'occupation israéliennes sont encore une fois pénétrées hier sur l'Esplanade des mosquées pour réprimer les manifestants palestiniens. Ces derniers s'étaient mobilisés contre le projet de groupes de colons de faire une incursion sur ce haut lieu saint musulman. Jérusalem-Est est un territoire palestinien, occupé et annexé depuis plus de 40 ans en contradiction avec les résolutions des Nations-Unies, soumis à l'arbitraire de la politique israélienne qui vise à exclure les Palestiniens de la ville au profit des colons israéliens. Pour assurer son contrôle et sa domination, Israël, qui se définit comme "l'Etat juif", exerce une discrimination systématique à l'encontre des Palestiniens de la ville, qui vivent sous la menace permanente d'expulsion et de destruction de leurs maisons, et comme l'ensemble du peuple palestinien, subissent la privation de leurs droits politiques et nationaux. Israël a déjà pratiquement fini de construire le Mur qui achève l'annexion de la ville et sa séparation du reste de la Cisjordanie. Israël fait tout pour empêcher le partage de la ville indispensable à tout accord de paix fondé sur le droit. Ce faisant, Israël confisque aux Palestiniens leur capitale historique, politique, culturelle, économique et religieuse.

Les provocations récurrentes de l'occupation israélienne sur l'Esplanade des Mosquées sont une partie intégrante de cette politique qui bénéficie du silence des dirigeants occidentaux. Il est clair aussi que le gouvernement israélien multiplie les efforts pour reléguer au second plan les accusations sérieuses de crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité formulées dans le rapport des Nations-Unies dirigé par le juge Goldstone.

Nos organisations marquent leur soutien à la lutte du peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits, notamment à Jérusalem. Nous demandons au gouvernement Français d'agir contre la répression israélienne et les violations du droit international. Nous rappelons notre demande de mettre fin à l'impunité d'Israël, notamment en suspendant l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël ainsi que la coopération militaire France / Israël.

SIGNATAIRES

AFD (Alliance for Freedom and Dignity), AFPS, Américains contre la Guerre AAW, Association pour les jumelages entre les camps de refugies Palestiniens et les villes Francaise (A.J.P.F.), ATMF, CCIPPP, CMF, Collectif Judeo Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, La Courneuve Palestine, CVPR PO, Droit Solidarité, Femmes en Noir - FEN, Génération Palestine, MRAP, NPA, PCF, PSM, Solidaires, UJFP

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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 12:59
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 20:09

Le MRAP tient à exprimer publiquement toute sa solidarité à Jean Claude Lefort, Président de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité) face aux graves propos diffamatoires dont il a été l'objet sur le blog JJS (Jonathan-Simon Sellem).

Le MRAP ne peut accepter que la condamnation de la politique criminelle du gouvernement israélien soit assimilée à de l'antisémitisme. La volonté de certains de déplacer le conflit israélo-palestinien sur un terrain communautaire ou religieux, alors qu'il relève exclusivement répétons le, d'une question de justice et de droit international, dans
le respect des résolutions des Nation Unies, est d'une gravité extrême.

Le MRAP a lui même été, à plusieurs reprises, victime de telles accusations calomnieuses. La justice, saisie, lui a chaque fois donné raison dans les procès en diffamation intentés contre les auteurs de telles infamies.

En accusant d'antisémitisme les organisations ou militants qui réclament justice pour le peuple palestinien, ceux qui mènent l'offensive n'ont qu'un objectif : faire taire toutes les voix qui osent critiquer la politique israélienne de colonisation dans les territoires occupés. Aux yeux de ces attaquants, l'antisémitisme n'est plus un mal à terrasser, mais il devient l'arme d'un l'affront ultime à lancer à la face de ceux qui ont l'outrecuidance de critiquer la politique israélienne. Cette instrumentalisation de l'antisémitisme ne peut que banaliser
dangereusement l'antisémitisme en le galvaudant.

Depuis plus de 60 ans, plus de 35 résolutions des Nations Unies n'ont pas été suivies d'effet. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour les Palestiniens, en accentuant la colonisation de terres occupées illégalement, en construisant le Mur déclaré illégal par la Cour Pénale Internationale, en multipliant les crimes de guerre comme à Gaza, le gouvernement israélien démontre son refus d'appliquer et de respecter le droit international.

En l'absence de réaction des gouvernements occidentaux qui se refusent à prendre des mesures contraignantes à l'encontre d'Israël - l'arme du boycott, une arme pacifique-, reste l'un des moyens les plus efficaces à notre disposition de citoyens pour contraindre le gouvernement israélien à accepter tout simplement le respect du droit et le règlement juste et durable de la question israélo-palestinienne. Le boycott des produits de l'occupation n'est pas dirigé contre un peuple pour le punir mais bien pour lui  faire prendre conscience que la communauté internationale des citoyens ne peut tolérer les dénis de justice que commet son  gouvernement en son nom. Notons que des organisations et des personnalités, en Israël même, demandent l'instauration d'un tel boycott.

D'ailleurs, la lettre dont il est question, adressée à la mairie de Paris, a été signée par plus de 30 organisations du collectif national «Pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ».

C'est pour toutes ces raisons que le MRAP est solidaire de Jean Claude Lefort et lui apporte son soutien. Bien au-delà de ce cas singulier, le MRAP condamne la stratégie de groupes ou d'associations proches du gouvernement israélien qui, en France comme en Israël, instrumentalisent l'antisémitisme pour disqualifier tous ceux qui, critiquant la politique israélienne, apportent leur solidarité au peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits légitimes. Alors que, ce faisant, ils ne font qu'œuvrer pour l'instauration d'une paix durable entre les peuples de la région.


Paris le 16 octobre 2009

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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 20:51

Paris, le 2 octobre 2009

Selon la dépêche de l'AFP du 27 septembre « des fidèles juifs venus prier ce matin sur l'Esplanade des Mosquées de Jérusalem ont été attaqués par des musulmans et les forces de l'ordre ont ramené le calme » citant le porte parole de la police israélienne. Le Monde en date du 27 septembre indique que ces « heurts ont été provoqués par la tenue
vestimentaire, à leurs yeux indécente, de certains touristes étrangers sur le lieu saint ».

Le Palestinian Centre for Human Rights dont la fiabilité est internationalement reconnue, apporte une autre version des faits : « le dimanche 27 septembre, un groupe de 40 colons israéliens, escorté par la police et la police des frontières israélienne, a tenté de pénétrer dans l'enceinte de la Mosquée Al Aqsa par la porte d'Al Maghariba ». La police israélienne n'a pas donc fait que répliquer à des « attaques », elle est à l'origine de ces incidents. La venue des colons israéliens a été planifiée en avance et correspond à une décision délibérée du gouvernement israélien. La vieille ville ainsi que l'accès à Jérusalem-Est avaient été bloqués le jour même pour les Palestiniens de moins de 50 ans en prévision de la venue des colons israéliens.

Il faut rappeler que le site de l'Esplanade des Mosquées est sous la gestion unique du Waqf jordanien (autorité religieuse), dans l'attente d'un règlement futur sur le statut de Jérusalem. Le rapport des chefs de mission de l'Union européenne sur Jérusalem-Est publié en 2008 avait constaté que « pendant la haute saison des fêtes juives, les colons ont fréquemment défilé sur l'esplanade d'Haram Al Sharif, parfois avec la protection des forces de sécurité israéliennes, dans ce qui semblait être une démonstration de force, ce qui conduit parfois à des affrontements avec les Palestiniens ». Des «incidents » similaires ont eu lieu 9 ans auparavant, lorsque la venue d'Ariel Sharon sur l'Esplanade des Mosquées avait été le déclencheur de la seconde Intifada.


Pour la presse française, ne citer que le porte parole de la police israélienne comme unique source d'information revient à donner la parole à une puissance occupante sur une ville qu'elle occupe, avec les risques de désinformation que cela engendre. La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine rappelle que Jérusalem-Est constitue un territoire sur lequel le peuple palestinien est habilité à exercer son droit à l'autodétermination et sur lequel Israël ne saurait dès lors revendiquer aucune souveraineté, comme cela a été réaffirmé par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1980.

Communiqué de la plate-forme des ONG pour la Palestine

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 17:31

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

soutient l’appel à des sanctions contre Israël

jusqu'à ce qu'il applique le droit international et les principes universels des droits de l'Homme

 

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens s'est attaché depuis sa fondation à organiser les mobilisations unitaires pour le respect du droit international et en solidarité avec le peuple palestinien, relayant en France les voix des acteurs engagés pour la paix et la justice. Notre collectif s'est ainsi engagé dans la campagne palestinienne contre le Mur d'annexion israélien et pour la suspension des accords d'association Union Européenne / Israël.

 

Quatre ans après l'avis de la Cour Internationale de Justice qui proclame l'illégalité du Mur et de la colonisation, force est de constater que nos gouvernements n'ont pas pris les mesures nécessaires pour contraindre l'Etat d'Israël à se plier au droit international. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour le peuple palestinien et en accentuant la colonisation de territoires illégalement occupés, en construisant un mur au delà de la ligne verte reconnue internationalement, avec pour effet d'annexer de nouveaux territoires appartenant à la Palestine, en maintenant les entraves qui limitent gravement le droit de circulation des Palestiniens, en refusant de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens, en discriminant gravement les droits démocratiques des citoyens palestiniens d'Israël, en interdisant tout développement économique, en se rendant coupable à Gaza de crimes de guerre contre toute une population civile, déjà assiégée, appauvrie, et affamée depuis des mois par un blocus illégal, Israël s'enfonce toujours plus avant dans le déni de tous droits au peuple palestinien, en toute impunité.

 

C’est pourquoi le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l'initiative non-violente Boycott, Désinvestissement, Sanctions, jusqu'à ce qu'il respecte le droit international et les principes universels des droits de l'Homme.

 

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens s'engage à intensifier ses efforts pour relayer l’initiative prise par la société civile palestinienne et lui donner une traduction concrète dans ses actions. Le Collectif National appelle toutes les organisations engagées pour le respect du Droit international et la paix à rejoindre et à relayer ses revendications, tant que le droit international est bafoué :

 

  • Boycott des produits israéliens car ils ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de distinguer les produits en provenance des colonies illégales d'Israël dans les territoires palestiniens occupés

  • Désinvestissements des entreprises étrangères tirant profit de l'occupation et de la colonisation

  • Sanctions contre Israël, et en particulier suspension des accords d'association UE / Israël tant que les droits de l'Homme sont bafoués, arrêt de la coopération militaire France / Israël, embargo sur les ventes d'armes à Israël

 

Le Collectif National appelle toutes les organisations à mener des campagnes de mobilisation pédagogiques conservant un caractère citoyen et non violent.

 

Premiers signataires :

Alliance For Freedom and Dignity- France (AFD-France),

Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF)

Association des Tunisiens en France (ATF)

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)

Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.)

Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)

CICUP

CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)

Droit-Solidarité

Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR)

Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)

Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Génération Palestine (GP)

GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine

La Courneuve-Palestine

Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR)

Les Alternatifs

Les femmes en Noir

Les Verts

Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Organisation de Femmes Egalité

Parti Communiste Français (PCF)

PCOF

Solidarité Palestine 18°

Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT)

Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)

Union syndicale Solidaires

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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 21:30

Malgré les déclarations du président Obama qui se prononçait pour le gel de la colonisation en Cisjordanie, malgré les critiques adressées que le projet avait entraînées de toutes parts, Israël vient de confirmer son intention de construire des centaines de logements (près de 500) dans les colonies de Cisjordanie auxquels s’ajoutent des bâtiments publics (écoles, dispensaires…) et des synagogues et ce alors même que 300 000 Israéliens vivent déjà en Cisjordanie occupée dans des colonies implantées de façon illégale du point de vue des lois internationales .

Si ce projet a pour objectif de donner des gages à l’aile la plus dure du gouvernement Netanyahou opposé à tout gel de la colonisation, il n’en exprime pas moins la résurgence de la part la plus agressive du nationalisme israélien qui allie colonialisme et expansionnisme dans l’actuel climat de racisme anti-arabe que les propos d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères et président du parti Israël Beteinou, n’ont fait qu’attiser.

Pour le MRAP, le prétexte avancé - le président Obama n’est pas parvenu à obtenir des gestes de la part des pays arabes en échange de concessions israéliennes- ne fait qu’évacuer un fait central et incontournable : la colonisation est une atteinte au droit international et en la matière demander des contreparties en échange du respect du droit international relève d’un chantage odieux et d’un marchandage éhonté sur le dos des populations palestiniennes.

Plus généralement, en proposant de faire dépendre le gel de la colonisation de sa préalable intensification, le gouvernement israélien avance une solution de règlement en trompe-l’œil d’une redoutable perversité et qui équivaut à répondre aux exigences de la communauté internationale en mettant fin à la colonisation … mais seulement après que tous les objectifs assignés à la colonisation auront été atteints ! ! Proposition cynique qui tente de concilier deux termes inconciliables : poursuite et gel de la colonisation mais qui a le redoutable avantage d’essayer de faire croire qu’Israël serait prêt à geler la colonisation et donner des gages de paix alors même que le gouvernement israélien fait tout pour torpiller toute solution pouvant conduire à un règlement juste du conflit.

Le MRAP appelle le gouvernement français à ne pas être complice d’une telle manœuvre. Il l’appelle à réagir avec vigueur avec les autres gouvernements de l’UE à cette nouvelle phase de la colonisation de la Cisjordanie en remettant en cause les accords préférentiels avec Israël pour faire pression sur ce pays. Le MRAP demande en la circonstance des sanctions à l’égard d’Israël et que des mesures de boycott soit appliquées à ce pays comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud pour le contraindre à respecter l’ensemble de ses obligations internationales.

Alors que cette nouvelle phase de colonisation ne fait qu’accroître le ressentiment de nombre de citoyens à l’égard de la politique de l’Etat d’Israël, le MRAP met en garde contre toute dérive ou exploitation antisémite qui ne ferait qu’exacerber les tensions et faire reculer toute possibilité de paix.

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 23:48
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 07:21

Une Tribune de Ziyad Clot, ancien avocat et conseiller juridique dans les négociations israélo-palestiniennes d'Annapolis. Une photographie historique du conflit israélo-palestinien, de 1949 à aujourd'hui.

Le 11 mai 1949, Israël devenait membre de l'Organisation des Nations Unies. Soixante ans plus tard, l'Etat hébreu est une réalité incontournable au Moyen-Orient. La question de sa légitimité, alimentée par les circonstances de sa création et ses violations continues du Droit international, rejaillit cependant périodiquement. La persistance de ce débat n'est en réalité que l'expression de faux semblants qui  président la relation entre Israël, l'ONU et la légalité internationale. La conférence de Durban II, aussi chaotique qu'inquiétante dans son déroulement, n'en est que l'illustration la plus récente.


Au regard du droit, la légitimité de l'Etat d'Israël tient au Plan de partage de la Palestine voté par l'Assemblée Générale de l'ONU le 29 novembre 1947. Fait souvent occulté, son admission au sein du concert des nations, matérialisée par la résolution 273, était conditionnée à son respect des résolutions 181 et 194 de l'Assemblée Générale. Autrement dit, l'acceptation d'Israël au sein de l'ONU était, et est toujours liée, au respect de ses obligations internationales portant notamment sur les frontières, Jérusalem et les réfugiés palestiniens. Après soixante ans, le refus d'Israël d'adhérer aux prescriptions onusiennes paraît pourtant inaltérable. Les positions israéliennes actuelles sur les principales questions propres à ce conflit démontrent une incapacité à « rentrer dans le rang ». Elles diffèrent peu en effet des objectifs originaux du sionisme.


La déclaration d'indépendance d'Israël du 15 mai 1948 mentionne l'adoption par l'ONU d'une résolution créant un Etat juif indépendant. La multiplication au sein du même document des références à « Eretz Israel » introduit cependant dès le départ une ambiguïté quant aux frontières du nouvel Etat. Pour David Ben Gourion, le père de la nation israélienne, la reconnaissance internationale d'Israël était en 1948 la priorité ; il savait que les frontières définitives de l'Etat résulteraient d'un conflit armé avec ses voisins arabes. Les gains territoriaux de 1948, puis de 1967, lui donnèrent pleinement raison. La colonisation ininterrompue de la Cisjordanie depuis 1967 confirme que l'Etat hébreu a gagné la bataille de la terre, au sein des frontières de la Palestine historique, au sein d'Eretz Israel. 

Il en va de même de la question de Jérusalem. Le régime international préconisé par le Plan de partition fit long feu. Ben Gourion annonça le transfert de la capitale d'Israël à Jérusalem dès 1948. En 1967, l'Etat hébreu s'empara de Jérusalem Est où il étend depuis sa souveraineté illégalement. La colonisation massive de la partie orientale de la ville rend désormais invraisemblable l'idée qu'elle devienne un jour la capitale d'un Etat palestinien. A droite comme à gauche de l'échiquier politique israélien, rien n'invite à penser qu'Israël serait prêt à compromettre le rêve de Jérusalem « capitale éternelle et indivisible d'Israël », alors que ce dessein validé par la Knesset en 1980 est en voie de réalisation.


A la suite de l'exil forcé de plus de 750 000 Palestiniens entre 1947 et 1949, l'ONU exigea qu'Israël donne la possibilité aux réfugiés qui le souhaitaient de retourner dans leurs foyers. Réaffirmée tous les ans depuis 1949, la résolution 194, qui incarne le Droit au retour, demeure lettre morte. Là encore, les positions israéliennes restent figées d'un gouvernement à l'autre. Comme Ehud Barak l'avait fait en 2000 avant de s'envoler pour le sommet de Camp David, Avigdor Lieberman, le nouveau Ministre des Affaires étrangères israélien, a affirmé que la question du Droit au retour n'était pas négociable.


Une fois dissipée l'agitation du sommet de Durban II, il faut reconnaître que la cause première de la confusion qui y a régné est bien l'incapacité à réconcilier Israël et le Droit. Si l'Etat hébreu s'était montré capable de reconnaître les Palestiniens comme des égaux, la question de sa nature discriminatoire ne se poserait plus. A défaut, en 1975, l'Assemblée Générale de l'ONU passa une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme. Et, avec le sommet de Durban de 2001, la question rebondit de nouveau. Pire, à force d'ériger la question israélienne en tabou, la défense des droits des Palestiniens a récemment été  confisquée à la tribune de Genève par le plus inquiétant et le plus mauvais de ses avocats, le Président iranien Ahmadinejad. La réponse occidentale fut loin d'être à la hauteur de l'événement. Au lieu de quitter la salle, l'Europe aurait été plus inspirée de rappeler Israël au respect de ses obligations internationales. Et, par là même, de pousser le Président iranien dans ses retranchements.


L'Iran, comme tous Etats-membres de l'Organisation de la Conférence islamique et de la Ligue Arabe, est signataire de l'Initiative de paix arabe. Depuis mars 2002, cette avancée historique offre à Israël une normalisation de ses relations avec tous les pays de la région sur la base du principe de « la paix contre la terre ». L'offre reprend à son compte les résolutions de l'ONU applicables à la question israélo-arabe, au premier rang desquelles la première qui imposa contre le gré de l'ensemble du Moyen-Orient le partage de la terre de Palestine. A l'époque, les Etats arabes avaient soutenu que cette partition, à défaut de consultation de la population résidant en Palestine, violait la Charte de l'ONU et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. En 2009, tous les pays de la région, y compris le mouton noir iranien, mais à l'exception d'Israël, sont de nouveau unis autour d'une position légaliste.

 

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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /2009 11:23
Les parties de la cisjordanie aux mains d'Israël ont été transformées en mer.
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 21:46

Chers amies et amis,

 

Je viens de recevoir cette nouvelle qui m’a bouleversé : « Bassam Abu Rahme, 29 ans, a été tué aujourd'hui (17 avril 2009) lors de la manifestation non violente hebdomadaire de Bil'in lorsqu'il a essayé de rejoindre ses terres qui se trouvent de l’autre côté du Mur. Il a été touché à l'estomac par un tir de bombe lacrymogène à haute vélocité, une nouvelle arme utilisée par l'armée israélienne. Il est la 18ème victime lors d'une manifestation contre le Mur.

(source CCIPPP) 

 

Continuons de soutenir l’action non-violente, indépendante, autodéterminée et créative des villageois de BIL’IN, NI’LIN et des autres villages qui se battent pour défendre leurs terres contre le mur, l’occupation, la colonisation et pour faire appliquer le droit et les décisions de justice.

 

Demain, en vue des élections européennes, aura lieu à Paris une journée dont le thème est : « L’Europe doit agir pour le droit ». Nous espérons que le soutien réel de l’U.E. à la résistance non-violente en Palestine sera abordé.

 

La 4ème conférence internationale de BIL’IN va avoir lieu du 22 au 24 avril ; elle a pour but de renforcer la solidarité internationale et de trouver de nouvelles voies pour soutenir leur combat non-violent. Il est urgent que la solidarité internationale s’exprime.

 

L’action de BIL’IN est un symbole pour tous les autres villages qui luttent aussi contre la colonisation et l’occupation, ce qui explique la violente répression de l’armée israélienne. De plus cette lutte est menée collectivement par des Palestiniens, des pacifistes israéliens et internationaux.

 

Il ne s’agit bien sûr pas d’un problème religieux, mais politique et avant tout d’une injustice et d’une revendication légitime à laquelle Israël répond par l’emploi de la force armée contre des manifestants ayant choisi la résistance non-violente. « Le dialogue entre Juifs et Chrétiens ne présuppose pas de cautionner tout ce que fait l’Etat d’Israël car le peuple juif et l’Etat d’Israël ne sont pas deux réalités synonymes » (cf deux articles parus dans Le Monde en avril 2003 , mais tout à fait d’actualité, en P.J.).

 

La pétition mise en ligne sur Internet demande :

- que cesse la répression violente de l’armée israélienne contre ces marches non-violentes,

- que le droit international soit respecté afin que les villageois de BIL’IN et NI’LIN retrouvent leurs terres agricoles.

Si vous êtes une des 525 personnes qui l’ont signée à ce jour, nous vous en remercions et nous vous invitons à la faire connaître à vos amis, parents, collègues,… (ce texte est en P.J., ainsi que la pétition)

Si non, nous vous demandons de la signer et de la diffuser pour soutenir les habitants de Bil’in, Ni’lin, Ma’asana, Jaaus, etc… (ce texte est en P.J. ainsi que la pétition).

 

 

Pour signer, aller sur le site : http://www.gopetition.com/online/24042.html

Quelques précisions, seuls 5 champs (marqués d’un astérisque rouge) sont obligatoires : First name = prénom ; Last name = nom de famille ; City or town = ville ; Country = pays et pour la vérification du code, il suffit de recopier le code apparaissant juste au-dessus (ceci pour éviter les SPAMS). Et terminer en cliquant sur « sign ».

 

Pour plus d’information, site de Bil’in : http://www.bilin-village.org

 

Daniel Noisette, pour le collectif d’associations, à l’origine de la pétition.

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