Aider les Palestiniens

Collectif nancéien

Salah Hamouri

Mercredi 11 novembre 2009

François Cluzet, en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste étouffée politiquement et dans les média français, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom. Il a dénoncé à la télévision, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement d’un citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque siégeant dans les territoires illégalement occupés. Et surtout il a dénoncé le silence des média, et l’abandon des politiques français.
Vidéo
Salah Hamouri, citoyen français, de père palestinien et de mère française, a été lourdement condamné à 7 ans de prison pour un délit qu’il n’a pas commis.
Connu comme sympathisant du FPLP (organisation de gauche, progressiste et laïque) il a été arrêté pour être passé en voiture devant la maison du rabbin d’extrême-droite Ovadia Yossef, auteur de nombreuses déclarations sexistes et racistes. Jamais l’accusation n’a pu apporter d’autres preuves que celle-là !

Conformément à une loi israélienne, Salah Hamouri été obligé, pour diminuer sa peine, de déclarer qu’il était coupable, alors qu’il est innocent.
Le Président de la République a déclaré à plusieurs reprises qu’il irait chercher lui-même tout Français injustement détenu partout dans le monde. Informé de cette situation , il n’est pas allé chercher Salah Hamouri ! Il s’est contenté d’intervenir très mollement auprès du gouvernement israélien et a refusé de recevoir Denise Hamouri, la mère de Salah.
La mairie de Paris qui affiche régulièrement les photos des Français pris en otages ou capturés à l’étranger, n’affiche pas le portrait de Salah Hamouri : citoyen français victime d’un simulacre de justice, dans un Etat qui viole régulièrement le droit international.
Suite à l’intervention télévisée de François Cluzet, un prétendu Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), sosantisemitisme.org, dirigé par Sammy Gozlan, et lié au CRIF, a saisi le CSA et la chaîne de télévision. Il a osé traiter Salah Hamouri de « terroriste », et, s’inspirant probablement du programme du F- Haine, qui prévoit ce genre de mesures, demande que Salah Hamouri soit déchu de sa nationalité française.

L’Union juive française pour la paix :

Exige que le gouvernement français intervienne fortement et clairement pour la libération immédiate de Salah Hamouri, et cesse de pratiquer le « deux poids deux mesures » caractéristique de sa politique au Proche-Orient, jusque dans le choix des citoyens français qu’il soutient.
Rappelle que la parole de François Cluzet doit être respectée, entendue et soutenue comme celle d’un juste, dans un contexte ou la calomnie et la diffamation tentent de dénigrer et de salir tous ceux qui, au nom du droit international, combattent la politique criminelle de l’Etat d’Israël à l’égard du peuple palestinien, en assimilant toute action toute question et toute parole de soutien à un prétendu « antisémitisme ».
Poursuivra quant à elle, avec toutes les organisations du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, son combat pour la justice et la paix, au Proche-Orient comme ici.

Bureau National de l’UJFP le 10-11-09
Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

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Lundi 9 novembre 2009
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Jeudi 10 septembre 2009
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Vendredi 8 mai 2009

Jean-Claude Lefort Ivry, le 5 mai 2009

Député honoraire

 

 

 

 

M. Nicolas Sarkozy

Président de la République

Palais de l’Elysée

75008 Paris

 

 

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

 

Notre compatriote Salah Hamouri aura « fêté » ses 24 ans, le 25 avril dernier, dans une prison israélienne.

 

Notre compatriote Salah Hamouri a déjà passé 4 ans en prison purgeant une peine de 7 ans infligée par un tribunal israélien militaire illégal d’occupation installé à Ofer en Cisjordanie.

 

Notre compatriote Salah Hamouri n’a commis aucun crime.

 

Notre compatriote Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien qui, comme tous les Palestiniens, est victime et non pas coupable d’une occupation militaire condamnée formellement par l’ONU.

 

Et vous refusez de recevoir la famille de Salah Hamouri tandis que avez reçu toutes celles qui étaient ou sont concernées par des proches en « difficultés » à l’étranger. Vous avez reçu la famille Betancourt, celle de Guilad Shalit, les proches des membres de l’association « l’Arche de Zoé » pour qui vous avez personnellement plaidé la grâce auprès d’un Chef d’Etat africain. Vous allez recevoir une seconde fois la famille de notre compatriote Florence Cassez emprisonnée au Mexique.

 

Vous les recevez toutes, et personne ne vous en fait le grief, toutes sauf une : la famille de Salah Hamouri.

 

Non seulement, mais vous ne demandez pas la libération de Salah Hamouri qui, encore une fois, a été condamné par un tribunal militaire israélien illégal.

 

Que l’Etat d’Israël, à l’intérieur de son « territoire », soit un Etat de droit n’est pas l’objet du débat qui nous occupe ici.

 

Ce qui est en cause dans cette affaire est en effet tout autre : un tribunal militaire d’occupation ne peut être qualifié de « droit » puisqu’il agit précisément contre le droit international. Et pour faire bonne mesure ce tribunal illégal n’a rien trouvé de concret à reprocher à Salah Hamouri, aucun acte mais seulement une « intention » qui n’a d’ailleurs pas été établie par ledit tribunal dans ses attendus dont je peux vous envoyer copie.

 

Dans ces conditions, Monsieur le Président de la République, votre refus de recevoir la famille Hamouri est non seulement contraire à vos engagements mais contraire au principe d’égalité des citoyens. A la peine des parents Hamouri de voir le jeune fils en prison pour rien vous ajoutez, par ce refus méprisant, une sorte de « gifle » insupportable. Un affront.

 

Vous avez de plus les moyens, beaucoup de moyens, d’agir efficacement auprès de votre collègue israélien, Shimon Peres, qui dispose du droit de grâce.

 

Avigdgor Liebermann reçu à Paris…. La famille de Salah Hamouri persona non grata à l’Elysée… Cela fait beaucoup, Monsieur le Président. Beaucoup trop.

 

Aussi, une nouvelle fois, je vous demande instamment – comme l’ont fait de très nombreux citoyens et parlementaires appartenant à tous les groupes politiques et membres du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » – de sortir de votre silence personnel et d’agir sur ces deux plans : recevoir la famille Hamouri comme toutes les autres et agir avec efficacité auprès de votre ami Shimon Peres, Président d’Israël, pour obtenir la libération de Salah Hamouri.

 

Dans l’attente,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en mes salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

Jean-Claude Lefort

Député honoraire

 

 

 

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Mercredi 8 avril 2009
Salah Hamouri aura 24 ans le 25 avril 2009, dont 4 passées dans les geôles israéliennes parce qu’il est palestinien et victime d’une occupation cruelle et où il est encore détenu bien qu’il soit français mais oublié par les autorités françaises.

Afin de manifester notre solidarité à Salah et de rappeler encore et toujours que nous exigeons le droit et la justice pour Salah et tous ses camarades de prison, *submergeons sa prison de cartes postales anniversaire de soutien !*

Son adresse en prison :
Salah Hamouri
Doar nah Guilboa
10900 - Beit Shean
Israël
NB : Affranchir les cartes à 0,85 centimes.
Il faut compter une dizaine de jours pour que les cartes arrivent

N'hésitez pas à relayer cet appel et à écrire à Salah.


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Jeudi 19 février 2009

Le Comité national de soutien à Salah Hamouri s’adresse à vous


A la suite de son arrestation en Palestine en mars 2005, Salah Hamouri, franco-palestinien qui aura 24 ans en avril prochain, va entamer sa 5e année d'emprisonnement en Israël. Condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien le 17 avril 2008, il a été jugé et condamné sans preuves ni aveux, et sans que sa défense puisse être assurée selon les règles fondamentales du droit de la défense.

 

Son arrestation, comme sa condamnation et son emprisonnement, sont illégaux au regard du droit international (car réalisés en territoire occupé par une puissance occupante).   

 

Notre président Sarkozy ne cesse d'intervenir, à tous niveaux, pour la libération de Guilad Shalit (franco-israélien, caporal dans l'armée israélienne et capturé par une faction palestinienne à Gaza en juin 2006).


Il a reçu la famille Shalit à plusieurs reprises, et notamment le 27 janvier dernier. Lors d'une réunion à l'Élysée le 30 janvier dernier avec le CRIF, il a déclaré : "Je considère Guilad Shalit comme un Français. Toucher à lui, c'est toucher à la France".

 

Notre président Sarkozy n'a toutefois jamais accepté de recevoir la famille Hamouri, et a rejeté les demandes d'audience de Denise Hamouri, la mère de Salah, qui est française, originaire de Bourg-en-Bresse. Il a refusé toute rencontre avec des membres éminents (parlementaires, intellectuels, universitaires, journalistes, ...) du "Comité national de soutien pour la libération de Salah".

 

Il y a donc deux poids-deux mesures dans notre République, selon les origines des uns ou des autres, et selon que l'on appartienne à l'armée israélienne ou à la population palestinienne sous occupation.  

 

Nous ne pouvons laisser cela perdurer plus longtemps !

 

Envoyez des courriels, et sans délai, via un copier-coller du texte ci-dessous à

jean-david.levitte@elysee.fr  ou/et à claude.gueant@elysee.fr (Respectivement conseiller diplomatique et secrétaire général de l'Elysée).

 

Texte à signer de votre nom (que vous pouvez bien sûr modifier) mais devant rester factuel et courtois car attention au "délit d'outrage".

Texte proposé 


Monsieur le Président de la République,

 

Je vous écris pour vous demander d'intervenir enfin pour obtenir sans plus de délai la libération de Salah Hamouri, citoyen français et parfait francophone, qui a été arrêté par les autorités israéliennes en Palestine occupée en mars 2005. Il a ensuite été illégalement condamné (sans preuves ni aveux, après plus de 20 renvois de son procès, et au vu d'une procédure de "plaider-coupable" expéditrice s'apparentant à un chantage, pur et simple) en avril 2008 à 7 ans de prison par le tribunal militaire israélien d'Ofer illégalement situé en Palestine occupée.

 

Je note que vous avez reçu par trois fois à l'Élysée la famille du soldat franco-israélien Guilad Shalit, fait prisonnier à Gaza en juin 2006, mais que vous n'avez jamais dénié recevoir la famille de Salah Hamouri (dont la mère est originaire de Bourg-en-Bresse) ni les membres éminents (parlementaires, universitaires, intellectuels, journalistes, etc.) du « Comité national de soutien » pour sa libération. Je note aussi que, dans le même temps, lors d'une réunion à l'Élysée avec le CRIF le 30 janvier dernier, vous avez déclaré : "Je considère Guilad Shalit comme un Français. Toucher à lui, c'est toucher à la France".


Je vous demande donc d'étendre ce même principe à notre compatriote Salah Hamouri.

 

A Jérusalem, le 18 janvier dernier, vous avez déclaré : "Prenons les risques pour la paix. Un mot, vraiment, enfin. Nous voulons que le caporal Shalit soit libéré. Pas simplement, Monsieur le Premier Ministre, parce qu’il est moitié Français, parce qu’il le faut. Parce qu’il y a eu trop de souffrance. Et nous souhaitons qu’Israël soit prêt aussi à libérer des prisonniers. Pour que, là aussi, on en finisse avec la douleur de centaines de familles qui maintenant doivent aspirer à la paix".

 

Je vous demande donc de prendre ces mêmes "risques" pour que notre compatriote Salah Hamouri, Français prisonnier des autorités israéliennes, soit enfin libéré.

 

Avec mes remerciements anticipés et ma considération distinguée,

 

Prénom Nom

Ville

 


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Samedi 6 décembre 2008
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Dimanche 30 novembre 2008

Ce matin, sur « France-Inter » dans l’émission « Interactiv’ », en réponse à une auditrice qui s’étonnait, à tout le moins, de l’inaction de la France pour la libération de notre compatriote Salah Hamouri, condamné à 7 ans de prison en Israël, le ministre des Affaires étrangères, Monsieur Bernard Kouchner, a produit une réponse inacceptable. Celle-ci témoigne d’une méconnaissance « volontaire » du dossier de ce jeune franco-palestinien pour la libération duquel se mobilisent des dizaines de milliers de français dans une grande diversité d’opinion. C’est ce dont témoigne en particulier la composition du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » créé il y a peu.

Bernard Kouchner a tout d’abord affirmé que la femme du jeune Salah Hamouri était reçue constamment par nos services sur place. Il se trouve que Salah Hamouri n’est tout simplement pas marié ! Mais il y a pire.

En effet, M. Kouchner a osé affirmer sur les ondes que le dossier Salah Hamouri « était difficile » car Salah « avait reconnu » les faits répréhensibles dont il est accusé et qui lui valent cet emprisonnement de 7 ans décidé par un tribunal militaire israélien occupant installé en Cisjordanie. En conséquence le ministre a affirmé que « nous ne pouvions faire plus ». Or tout ceci est également totalement faux.

Salah Hamouri, nous le rappelons une nouvelle fois, n’a fait qu’une seule chose : il est passé en voiture avec un ami devant le domicile du rabbin extrémiste Yossef Ovadia. Il a été arrêté 3 mois après ce passage. Il a été tenu au secret et a subi des brimades pendant de longs mois sans savoir ce qu’on lui reprochait. Son procès s’est déroulé sur 3 ans sans qu’aucun fait ne vienne étayer l’accusation dont il a été finalement l’objet : son appartenance supposée au FPLP – jamais démontrée et pour cause – étant le signe incontestable pour ce tribunal occupant de sa volonté d’attenter à la vie dudit rabbin. Plus de 20 audiences ont été annulées faute de témoins pour corroborer ces affirmations. Rien, aucun fait, n’a été prouvé allant dans ce sens alors même que sa maison, son ordinateur ont été fouillés de fond en comble.

M. Kouchner est bien placé pour savoir que c’est au bout de ces trois ans de ce procès sans jugement, que celui-ci a demandé en personne aux autorités israéliennes non pas sa libération, comme pour un autre cas dans la région, mais un « procès rapide ». Il est bien placé pour savoir que cela a eu comme conséquence de voir le procureur du tribunal militaire occupant téléphoner à l’avocate de Salah Hamouri pour lui dire : « Ou bien Salah accepte de « plaider coupable » et il aura 7 ans d’emprisonnement ; ou bien il refuse et il aura plus. »

Placé dans cette situation ainsi que le font 95% des prisonniers palestiniens, n’a pas eu d’autre choix que de « plaider coupable ». Quiconque à des enfants, à un cœur ou bien connaît l’attitude de la Puissance occupante relativement aux prisonniers palestiniens comprendra. Mettre un pistolet sur la tempe de Salah pour lui arracher des « aveux », comme en d’autres temps dans d’autres pays, ne peut valoir preuve de culpabilité. Car les fais sont là : Salah n’a rien fait de condamnable. Rien. Et ce n’est pas de justice dont il convient de parler à son endroit, surtout venant d’un tribunal militaire d’une force occupante, mais d’un chantage pur et simple dont il a été l’objet. Ni plus ni moins.

On comprend mal – ou on comprend bien – que le ministre des Affaires étrangères se porte ainsi au secours et en défense de pareilles attitudes inqualifiables qui le déshonorent.

Elles servent de paravent pour expliquer l’inaction de la France. Mais elles la cachent mal. En vérité la France a les moyens d’exiger la libération de Salah et de l’obtenir prochainement. Elle sait comment faire et dispose de moyens pour cela. Elle s’y refuse, c’est tout. Mais c’est inacceptable.

Cela ne peut que nous encourager à poursuivre notre action noble et conforme notre conception de l’universalité des droits de l’homme : Salah Hamouri est innocent ! Il doit être libéré dans les meilleurs délais. Il doit rejoindre au plus vite sa famille à Jérusalem. C’est possible et la France sait parfaitement comment.

Salah Hamouri est un franco-palestinien qui vaut tout autant qu’un franco-israélien, en conséquence la France doit obtenir sa libération. Elle a tous les moyens pour se faire entendre. Elle doit simplement « oser » poser avec force la question à ses « amis » israéliens !

C’est ce que nous demandons avec force après ces déclarations sulfureuses et inacceptable du ministre français qui se comporte ainsi en petit télégraphiste des responsables israéliens. Pauvre France…

Jean-Claude Lefort

Député honoraire

Le 28 novembre 2008

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Vendredi 18 avril 2008

En cette Journée des Prisonniers, nous apprenons que Salah Hamouri vient d’être condamné, par le tribunal militaire israélien d’Ofer, à 7 ans de prison.

Ainsi si nos efforts n’ont pas été minces et ont reçu des soutiens divers, que nous remercions, pour obtenir sa libération après 3 ans de détention arbitraire en Israël, force est de constater qu’ils n’auront pas été relayés au niveau des autorités françaises.

Cela pose un grave problème quant au positionnement actuel de la France à l’égard d’Israël . Se cantonner à demander un procès rapide à un pays occupant – qui plus est devant un tribunal militaire – revient à accepter que cet Etat est un Etat comme les autres et c’est accepter par avance le jugement porté à l’encontre du jeune Salah Hamouri alors qu’aucun délit ou aucun crime ne peut lui être imputé.

Ainsi la victime devient le coupable et les coupables des violations du droit international sont les victimes.

On assiste à un vrai retournement des termes de la situation au Proche-Orient. Cette démarche ne débouche sur rien de positif, plus exactement : elle ne peut pas permettre la paix dans la justice et le droit.

Il s’agit maintenant d’obtenir, encore et toujours, la libération de notre compatriote Salah Hamouri.

A cette fin nous en appelons aujourd’hui solennellement au Président de la République.

Sans cacher ni gommer nos divergences profondes sur l’approche des autorités françaises du cas de Salah Hamouri, et plus généralement sur la manière de régler le conflit israélo-palestinien, nous demandons qu’il use de son pouvoir auprès des autorités israéliennes afin d’obtenir la libération de Salah Hamouri qui a déjà fait, pour rien, trois ans de prison.

Nous appelons nos organisations et groupes locaux à ne pas relâcher leur action. Plus que jamais nous disons :

Non à 7 ans de prison !

Salah Hamouri, libération !


Communiqué de presse de l'AFPS, Paris, 17 avril 2008

http://www.france-palestine.org/article8703.html

Association France-Palestine Solidarité
21 ter Rue Voltaire
75011 Paris
Tél: 01.43.72.15.79
Fax: 01.43.72.07.25
afps@france-palestine.org

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Vendredi 18 avril 2008
Communiqué de l'UJFP
Salah Hammouri est-il un citoyen français de seconde zone ?

Alors que le gouvernement français cherche à démontrer qu’il défend ses citoyens où qu’ils se trouvent dans le monde, il abandonne Salah Hammouri à l’arbitraire de la justice coloniale des tribunaux militaires d’exception, dans les Territoires Occupés Palestiniens.

Salah Hammouri a en effet le tort d’être à la fois citoyen français et palestinien. Or la politique de soutien inconditionnel à Israël adoptée par le gouvernement français fait qu’il refuse d’agir pour la défense de Salah, jouant justement sur cette double nationalité. De la même manière il refuse d’intervenir et de condamner les innombrables violations des droits humains commises par Israël.

Salah Hammouri a déjà effectué 3 ans de prison pour un seul délit d’intention ! Il aurait fait partie d’un groupe cherchant à attaquer une personnalité religieuse israélienne. Aucune preuve n’a été apportée sur cette intention ni pendant ses trois ans de détention administrative ni lors de son procès le 10 avril. Le délit d’intention n’existe dans aucun pays démocratique. Salah a du accepter le  « plea-bargain»* lui proposant 7 ans de prison, pour éviter le verdict plus dur encore qui lui était promis. Il vient d’être condamné à 7 ans de prison ferme plus deux ans de mise à l’épreuve. Il lui reste donc 4 années de prison à effectuer, pour quel délit? Ce type de procès est un déni de droit.

Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner que l’UJFP a plusieurs fois saisi, s’est jusqu’ici contenté de regretter que son procès soit toujours remis, et de promettre d’agir pour qu’il ait lieu. Il n'a jamais exigé auprès de ses interlocuteurs israéliens la libération de Salah. Le résultat, c'est une condamnation très lourde et totalement injustifiée. Le sous-entendu de cette position étant que s’il y avait procès ce procès serait juste, Israël étant un Etat de droit.

Tel n’est pas le cas : Aujourd’hui des milliers de Palestiniens, hommes femmes et enfants sont aujourd’hui retenus dans les prisons israéliennes, le plus souvent sans preuve, sans acte d’accusation, donc sans procès parfois pendant des années. Beaucoup parmi eux sont ou ont été soumis à la torture… Leur seul tort, comme Salah, est d’être Palestiniens.

A une justice israélienne à deux vitesses, correspondrait-il ainsi une politique française à deux vitesses: intervenir pour des soldats de l’armée israélienne d’occupation faits prisonniers lors d’opérations militaires, parce qu’ils sont franco israéliens, et abandonner le civil Salah Hamouri parce qu’il est franco –palestinien ?

Tous les hommes et les femmes engagés dans le combat pour le respect des droits doivent exiger -au nom des principes du droit- égalité de traitement et protection de tous les citoyens français par leur gouvernement. Ensemble, nous devons agir pour que le gouvernement français défende Salah Hammouri contre l'arbitraire comme il défend d'autres citoyens français pris en otage dans le reste du monde.

Jamais le gouvernement français n'a rendu public le fait qu'un citoyen français croupisse dans les geôles israéliennes. La conspiration du silence dont se rendent complices les media français doit cesser. Le cas de Salah Hammouri doit être évoqué au même titre que ceux de tous les otages français. Nous voulons voir le portrait de Salah Hammouri devant les mairies de France et l’hôtel de ville de Paris à côté des autres otages français à l’étranger. Il doit être  clair pour le gouvernement français  qu¹être  franco- palestinien n¹est pas un crime passible de 7 ans de prison.

L'UJFP demande immédiatement à rencontrer le ministre des Affaires étrangères pour exiger une intervention urgente du gouvernement afin que cesse cette mascarade de justice et que notre concitoyen Salah Hammouri soit libéré.

*plea bargain : procédure de compromis proposé avant le verdict, héritée du droit anglo-saxon
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