Aider les Palestiniens

Collectif nancéien

Gaza

Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 18:58

CONFERENCE-DEBAT



LES CRIMES DE GAZA

- Pourquoi et comment cela a-t- il été possible ?

- Comment s’en sortir  ?

 avec Pierre STAMBUL

du bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

(Professeur à l’IUFM de Marseille)

Samedi 18 avril 2009 à 20h30

Ecole des Coquelicots, 1 rue St Clément

METZ, quartier du Pontiffroy

à l'initiative de :

Artisans du Monde, France-Palestine-Solidarité, Ligue des Droits de l'Homme, Mouvement contre le racisme pour  l’Amitié entre les Peuples

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 12:46

PLATEFORME DES ONG POUR LA PALESTINE


ATTAQUE ISRAELIENNE DANS LA BANDE DE GAZA

«Droit de réponse»


Le 27 décembre 2008, l’armée israélienne lançait l’opération «Plomb durci» sur la bande de Gaza, opération la plus meurtrière dans les Territoires palestiniens depuis 1967. 1314 Palestiniens ont été tués et 5000 blessés. Les dégâts matériels sont innombrables. Cette attaque est venue aggraver encore davantage la crise humanitaire causée par 18 mois de blocus israélien, qui représente une punition collective au regard du droit international. Les représentants israéliens ont avancé plusieurs arguments pour justifier cette opération. Ce «droit de réponse», en 6 points, développé par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a pour but de donner une autre grille de lecture sur ces trois semaines de guerre.



1. « Israël n’avait pas d’autre choix que d’attaquer en riposte aux roquettes tirées par le Hamas depuis 8 ans, à l’origine de la mort de 20 civils israéliens. Comme tous les pays, Israël a le droit et le devoir de défendre ses citoyens.»



Les tirs de roquettes ne peuvent être présentés comme un événement indépendant de la politique israélienne d’isolement de la bande de Gaza, qui a créé les conditions de la radicalisation actuelle.


Malgré le «désengagement» israélien en 2005, la bande de Gaza a continué et continue d’être soumise par Israël au contrôle de son espace aérien, de son espace maritime ainsi que de ses frontières terrestres. Cette politique s’est renforcée depuis l’élection du Hamas en janvier 2006 pour devenir un blocus total, suite à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas en juin 2007. Ce blocus est une violation de l’Accord sur l’accès et le mouvement1 signé entre l’Autorité palestinienne, Israël et l’Union européenne, qui n’a jamais été appliqué.


Les restrictions qu’impose Israël, à défaut d’amoindrir le Hamas, ont conduit à un affaiblissement des infrastructures de base, à un accroissement de la pauvreté et une augmentation du taux de chômage. Avant l’attaque israélienne, 3 500 industries sur 3 900 avaient fermé temporairement ou définitivement et 80% de la population vivait dans la dépendance de l’aide humanitaire.


En représaille au lancement de roquettes sur le territoire israélien, la population de la bande de Gaza était soumise depuis deux ans à des bombardements que John Dugard, Rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés, qualifiait de « graves crimes de guerre ». Depuis 2005, 1 245 Palestiniens ont été tués.


Israël défendra d’autant mieux ses citoyens s‘il s’attaque aux causes de leur insécurité, en mettant fin au blocus et à une occupation longue de 41 ans, condamnée par la communauté internationale. Le droit de légitime défense d’un pays ne signifie pas violer les droits de l’ensemble d’une population.



2. «Israël a mis fin à son occupation de la bande de Gaza au cours du «désengagement» de 2005. De la bande de Gaza aurait du naître la base d’un Etat palestinien mais ses habitants ont choisi la voie du conflit.»



En août 2005, le gouvernement israélien a présenté son geste comme une avancée vers la solution de deux Etats. Ce désengagement s’est toutefois opéré de façon entièrement unilatérale, en dehors de tout cadre global de négociation. L’enfermement de la bande de Gaza est une forme de punition collective à l’encontre de la population palestinienne et constitue ainsi une violation grave du droit international humanitaire. Israël, qui s’est «désengagé» de la bande de Gaza en 2005 tout en conservant un contrôle effectif sur le territoire, a une obligation légale en tant que puissance occupante de s’assurer du bien être de la population palestinienne. Le respect de cette obligation ne doit pas dépendre d’impératifs politiques.


Dans un entretien avec le quotidien Haaretz2 en 2004, un proche conseiller d’Ariel Sharon, Dov Weisglass, expliquait les raisons du désengagement israélien: «La signification du plan de désengagement est le gel du processus de paix[…] Il fournit la quantité de formol nécessaire pour qu'il n'y ait pas de processus politique avec les Palestiniens».



3. «Le Hamas a violé le cessez-le-feu et porte donc toute la responsabilité de la situation».


Israël et le Hamas ont conclu un accord de trêve d’une durée de 6 mois le 19 juin 2008 (selon cet accord, Israël devait réouvrir progressivement les points de passage de et vers la bande de Gaza en échange d’un arrêt des tirs de roquettes). Le nombre de ces tirs a diminué de 96% entre Juillet et Novembre 20083.

Le blocus israélien s’est lui poursuivi et a empiré. En août 2008, selon le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies, le niveau des importations avait chuté de 30% par rapport au mois précédent. En octobre, le nombre de chargements de camions autorisés dans la bande de Gaza était 30% inférieur au mois de septembre. Aucune exportation n’a été autorisée, et ce depuis Février 2008. La circulation des personnes a été quasi inexistante. Les deux passages principaux (Rafah et Erez) de et vers la bande de Gaza depuis l’Egypte et Israël sont demeurés fermés, et ce depuis le 9 juin 2007.


Le 5 novembre 2008, 6 semaines avant la fin de la trêve, l’armée israélienne a lancé une attaque visant à neutraliser des tunnels entre l’Egypte et la bande de Gaza tuant 15 membres du Hamas, entraînant une série de tirs de roquettes.


4. «Israël n’a fait que viser les combattants et infrastructures du Hamas et non le peuple palestinien.


 

L’offensive israélienne a visé tous les secteurs de la bande de Gaza : commissariats de police, bâtiments résidentiels, ateliers, serres, puits d’eau et pompes, bâtiments administratifs, hôpitaux, ambulances, écoles, mosquées…qui ne constituaient pas des objectifs militaires. Les attaques israéliennes ont visé plus que l’infrastructure du Hamas.


Violation du principe de proportionnalité4 : Le 27 décembre, Israël informait le Conseil de sécurité des Nations unies que son attaque dans la bande de Gaza constituait une réaction aux tirs de roquettes et qu’il agissait ainsi «conformément au droit de se défendre que reconnaît à tout État l’article 51 de la Charte des Nations Unies».


En se réclamant de la légitime défense5, Israël se plaçait dans l’obligation de respecter le principe de proportionnalité, qui en constitue une condition inhérente. Au titre de la légitime défense, l’attaque israélienne, en raison de la violence et l’amplitude de l’attaque, se situe clairement en dehors de toute proportionnalité.


Ensuite au regard du droit international humanitaire, comme le Comité international de la Croix rouge le précise6 : «Sont interdites les attaques dont on peut attendre qu’elles causent incidemment, à la population civile, et aux biens civils, des pertes et des dommages excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu». Ce principe vaut pour toutes les parties. Au vu du nombre de victimes civiles, le principe de proportionnalité n’a pas été pris en compte pendant l’attaque israélienne.


Violation du principe de précaution: Au vu de la densité de la population dans la bande de Gaza, une attaque militaire avait toutes les probabilités d’avoir de graves conséquences. Dans ces circonstances il était de la responsabilité d’Israël, au regard du droit international humanitaire, de prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas toucher la population civile, qui en outre ne pouvait pas fuir à l’extérieur de la bande de Gaza.


Violation du principe de distinction: Ce principe commande de différencier les personnes civiles des combattants ainsi que les biens civils des objectifs militaires. Au regard du droit, les militants du Hamas demeurent des civils tant que ceux-ci ne prennent pas part à l’élaboration ou à l’exécution d’opérations militaires. La Cour suprême israélienne a elle-même reconnu, dans le cas des «attaques ciblées», que l’approvisionnement de «terroristes» en moyens logistiques ou nourriture ne pouvait justifier une attaque directe7. Dans le cas où le Hamas a effectivement utilisé la population civile comme bouclier, ce que le droit condamne, le principe de distinction entre combattants et civils demeure.


 

 

5. «Le Hamas est une organisation terroriste qui refuse de reconnaitre Israël ou les accords passés par l’OLP avec Israël. Il n’est pas un interlocuteur possible, contrairement à l’Autorité palestinienne». .


Si certaines positions et actions du Hamas peuvent susciter des critiques légitimes, il est un mouvement ancré dans la société palestinienne. Alors qu’il avait refusé les accords d’Oslo et toutes les institutions qui lui étaient liées, le Hamas a accepté de participer aux élections de janvier 2006, dont il est sorti vainqueur. La délégation d’observateurs de l’Assemblée nationale française avait salué «le déroulement libre et sincère de cette élection, sa bonne organisation matérielle et le caractère significatif des résultats proclamés»8.


Devant l’Assemblée nationale, le 14 janvier 2009, Jean François Legrain9 a décrit les raisons qui ont poussé les Palestiniens à choisir le Hamas: «lutter contre la corruption, l’anarchie et le chaos sécuritaire pour lui épargner la guerre civile à travers la construction d’institutions «saines» […] et la réaffirmation ferme des revendications de libération nationale». Comme le déclare Robert Malley (ancien conseiller de Bill Clinton pour le Proche-Orient): «anéantir la force militaire du Hamas, peut-être. Mais détruire sa profonde présence sociale et politique relève de l’illusion».


Jean François Legrain souligne un contresens à propos du Hamas qui consiste à en faire «un mouvement nationaliste au discours religieux quand il s’agit fondamentalement d’un mouvement de resocialisation religieuse, certes doté d’un agenda politique». Une fois arrivé au pouvoir, comme beaucoup de partis, le Hamas a commencé à évoluer pour s’orienter vers une position plus pragmatique basée sur la coexistence des deux Etats. Ainsi, le chercheur palestinien Khaled Hroub10 a montré l’évolution du parti en analysant son programme avant et après les élections législatives de janvier 2006. Le Hamas est devenu «une organisation profondément différente». Les références religieuses sont moins présentes, ses préoccupations se tournent vers l’aide sociale et la gouvernance. Le thème de la lutte armée est aussi beaucoup moins important et «l’évolution est nette en ce qui concerne la solution des deux Etats».


A deux reprises, la possibilité d’une évolution du Hamas, qu’aurait rendu nécessaire l’exercice du pouvoir, a été empêchée: par la non reconnaissance, d’Israël et de la communauté internationale,de son gouvernement formé en février 2006 et le rejet du gouvernement d’union nationale palestinien de février 2007.


De Jimmy Carter à Robert Malley11 ou l’ancien diplomate français Yves Aubin de La Messuzière, la nécessité d’un dialogue politique avec le Hamas est de plus en plus clairement affirmée. La position officielle française, et celle de plusieurs pays européens, commence aussi à évoluer12.


La position israélienne qui consiste à refuser de voir dans le Hamas un interlocuteur, bien que représentant élu des Palestiniens, est identique à celle qui prévalait vis-à-vis des dirigeants palestiniens, dont Yasser Arafat en 2001, Ariel Sharon le qualifiant d’«insignifiant». Pendant 20 ans, Israël et les Etats-Unis ont refusé de dialoguer avec l’OLP, accusée de terrorisme et de ne pas reconnaître l’Etat israélien. Alain Gresh13 rappelle à ce sujet que «les accords d’Oslo ont été signés avant que la charte de l’OLP14 n’ait été officiellement abrogée par le Conseil national palestinien».


6. «L'opération Plomb durci a atteint ses objectifs et même au-delà».


Les conséquences politiques de l’attaque sont désastreuses. Si le Hamas est affaibli militairement, il reste un acteur politique incontournable, dont l’audience au sein de la population palestinienne va probablement croître encore. L’attaque israélienne a affaibli Mahmoud Abbas et discrédité l’Autorité palestinienne. A nouveau Israël est dans une position où il n’a plus, par sa propre action, d’interlocuteur palestinien crédible.


Enfin en termes d’image, l’attaque israélienne a été un échec. Ari Shavit15, un des principaux éditorialistes du quotidien «Haaretz» et fervent défenseur de cette «guerre juste»écrivait: «Le niveau de pression que les Forces de Défense d’Israël ont exercé sur Gaza a peut-être coincé le Hamas, mais il détruit Israël. Il détruit son âme et son image. Il a détruit Israël sur les écrans de télévision du monde entier, il l’a détruit dans les salles à manger de la communauté internationale…».



1 - L’accord prévoyait la réouverture immédiate de tous les points de passage vers Gaza, afin de permettre l’accès des biens humanitaires et commerciaux ainsi que des personnes.

2 - Haaretz – 6 octobre 2004

3 - Humanitarian Monitor – June – July – September – October – November 2008 – OCHA Opt – www.ochaopt.org

5 - Actions militaires israéliennes et proportionnalité : les exigences du droit international – François Dubuisson – Université Libre de Bruxelles.

6 - Les Protocoles additionnels aux Conventions de Genève – CICR - http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/5FZH4W

7 -Even in the fight against Hamas rules apply - Broejderlijk Delen – 5th January 2009

8 - Mission d'observation de l'élection législative dans les Territoires palestiniens – Assemblée nationale - 25/01/06

9 - Gaza : des guerres dans quelles perspectives ?  - Jean François Legrain – Janvier 2009

10 - Le Hamas et la reconnaissance d’Israël - Paul Delmotte – Le Monde Diplomatique – Janvier 2007

11 - Dialoguer prudemment avec le Hamas – Robert Malley – Le Monde – 12/01/09

12 - Proche-Orient : Paris pousse l’Europe à avoir une attitude plus souple avec le Hamas – Le Monde – 27/01/09

13 - Qu’est-ce que le Hamas ? – Alain Gresh – Nouvelles d’Orient - http://blog.mondediplo.net/-Nouvelles-d-Orient

14 - Dont certains passages niaient le droit à l'existence d'Israël - NDLA

15 - Victorieux mais vilipendé : Israël a « détruit son image et son âme » - Kim Sengupta et Donald Macintyre - The Independent – 18/01/09

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 17:49

CARNAGE À GAZA L'heure des comptes

http://www.lcr-rouge.org/


Plus de 1 300 morts, des milliers de blessés, des centaines de destructions : le carnage israélien à Gaza signe un désastre politique pour l'État hébreu.

Depuis le lundi 19 janvier au matin, les soldats israéliens ont commencé à se retirer de la ville de Gaza. Ils laissent derrière eux un charnier et des champs de ruines. Et des tonnes de haine, à la mesure des tonnes de bombes déversées sur un espace plus petit qu'un arrondissement de Paris, où sont entassés près de 100 000 femmes, hommes, enfants et vieillards. La mission « civilisatrice » de l'État hébreu s'achève ainsi, jusqu'à la prochaine fois. Après le décompte des morts (plus de 1 300 à l'heure actuelle, mais on en découvre encore sous les décombres), va maintenant commencer le moment des comptes politiques.

Les comptes avec Mahmoud Abbas : il s'est révélé, aux yeux de la population palestinienne, comme un vulgaire collabo, et non comme le président de l'ensemble du peuple palestinien. S'il n'a pas ouvertement applaudi à l'écrasement de Gaza, c'est parce qu'il savait que cela lui aurait vraisemblablement coûté la vie. Si, comme le suggèrent certains dirigeants israéliens, il devait revenir à Gaza porté par les chars israéliens, ces mêmes chars qui y ont semé la mort et la destruction, c'en serait fini de l'Autorité palestinienne, y compris en Cisjordanie.


Les comptes avec les États arabes, qui se sont divisés entre ceux qui ont ouvertement soutenu l'agression israélienne, comme l'Égypte, et ceux qui se sont tus, tout en promettant une aide humanitaire, comme de vulgaires Kouchner. Les comptes avec la « communauté internationale », qui a déploré les victimes innocentes, tout en laissant sciemment à Israël le temps nécessaire pour finir son opération. La prestation de Nicolas Sarkozy a été, sans doute, la plus hypocrite de toutes. Cette démission de la communauté internationale aura des effets à long terme sur l'ensemble de l'Asie occidentale avec, entre autres, le renforcement de l'intégrisme qui est toujours la réponse à la démission du droit. Seule une inculpation rapide des dirigeants israéliens devant une juridiction internationale pour crimes de guerre, voire crimes contre l'humanité, pourrait redorer un peu le blason taché de sang de la communauté des nations.


En ce qui concerne l'État d'Israël, les comptes seront beaucoup plus compliqués et, à terme, catastrophiques. À court terme, il se sait consacré comme État voyou numéro un de la planète, ainsi que l'avoue la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni : « On a montré qu'on est prêt à péter les plombs, s'il le faut. » À court terme encore, la réprobation de la société humaine tout entière qui, par millions, a manifesté sa révolte face à la barbarie israélienne. Les amis d'Israël devront travailler dur pour convaincre que l'État hébreu a encore sa place au sein des nations civilisées.


Mais, à long terme, le prix à payer est littéralement catastrophique : le martyr de Gaza ferme définitivement la porte de ce que les diplomates américains ont appelé la fenêtre d'opportunité, quand les Palestiniens avaient ouvert à Israël, au début des années 1990, une légitimité dans le monde arabe. La rupture des relations diplomatiques, de la part de plusieurs États arabes, indique l'état d'esprit de leurs opinions publiques : Israël n'est pas fréquentable et n'a pas sa place au cœur du monde arabe. Pour 200 millions d'Arabes, pour plus d'un milliard de musulmans, les crimes de ces dernières semaines ont définitivement confirmé, envers et contre tous les discours de « réconciliation historique » et de « paix des braves », qu'on ne peut faire la paix avec une entité qui traite son environnement proche et lointain comme des barbares qu'il faut éradiquer.


Après Gaza, les dirigeants iraniens, par exemple, ne peuvent plus prendre à la légère l'éventualité d'une frappe nucléaire israélienne. Comme Tzipi Livni l'a dit : « On a montré qu'on est prêt à péter les plombs.  »

En déshumanisant le million et demi de Palestiniens de Gaza, Israël a perdu, aux yeux des populations du monde arabe, son droit d'exister au sein de ce même monde arabe.

Les quelques milliers d'Israéliens qui manifestent contre la guerre et l'unique soldat qui a refusé de rejoindre son unité ne font, malheureusement, pas le poids pour infléchir la balance dans l'autre sens, d'autant que les « intellectuels de gauche » les plus médiatisés se sont honteusement ralliés au discours gouvernemental, faisant même, comme Abraham B. Yehoshua, de la surenchère dans la justification des crimes de guerre.

La « victoire militaire » israélienne risque bien d'être sa plus grande défaite politique. ■


Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 16:26
Vue de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza.
AP/ASHRAF AMRA
Vue de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza.

Gaza, envoyé spécial

Au sud de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza, le quartier habité par le clan Samouni n'est plus qu'un cimetière de ruines. Seules quelques maisons sont encore debout. Vingt et une habitations et une mosquée ont été réduites à l'état de carcasses de béton et de ferraille. Tsahal est passé par là.




Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 19:47

Israël craint des plaintes pour crimes de guerre (Le Figaro)

Jérusalem, Marc Henry
21/01/2009 | Mise à jour : 00:11
| Commentaires 75 | Ajouter à ma sélection
.

L'État hébreu prépare sa défense au cas où des responsables militaires ou politiques seraient poursuivis devant des tribunaux internationaux pour des faits commis à Gaza.

Israël n'a aucune intention de plaider coupable pour les terribles dommages «collatéraux» occasionnés par 22 jours de combats dans la bande de Gaza. Redoutant une avalanche de plaintes pour «crimes de guerres» que risquent de déposer des pays, des organisations non gouvernementales ou de simples particuliers auprès de tribunaux étrangers, l'État hébreu prépare activement sa défense.


Lire la suite

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /2009 17:20
Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 11:44
Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 07:25
http://www.humanite.fr/2009-01-08_Tribune-libre_Gaza-Michel-Warschawski

Gaza. Michel Warschawski

Journaliste, président du Centre d’information alternative de Jérusalem.

Ghetto Gaza - L’appel

« Nous nous battons pour notre liberté et pour la vôtre… Pour notre honneur et pour le vôtre… Pour notre dignité humaine, sociale, nationale et pour la vôtre… »

C’est cet appel des insurgés du ghetto de Varsovie que m’inspirent ce matin les insurgés du ghetto de Gaza, ces résistants du Hamas et d’autres organisations palestiniennes qui se confrontent, les mains presque nues, aux forces armées israéliennes dotées d’une puissance de feu quasi illimitée, de centaines de blindés, d’avions de chasse et d’hélicoptères de combat. Comme à Varsovie, ou « les faibles se battaient contre les puissants, de petits groupes contre une immense armée, des innocents contre des barbares » (Hymne aux combattants du ghetto que, dans ma famille, on lisait chaque année, le soir de Pâque) et comme à Varsovie, dans le Ghetto Gaza les damnés de la terre sont en train d’infliger des pertes douloureuses aux forces occupantes.

J’anticipe les accusations qui risquent de m’être adressées et j’y réponds : Israël n’est pas l’Allemagne nazie, et, fort heureusement, l’occupation de Gaza ne peut pas être comparée à celle de Pologne par les armées hitlériennes. Mais si la terreur nazie, d’une part, et le respect du droit international, de l’autre, sont les deux extrémités de la règle à calculer qui permet d’évaluer les relations entre les peuples, l’État d’Israël se situe aujourd’hui plus prés de la première que de la seconde. Ce faisant, l’État juif a perdu le droit de se targuer d’une filiation avec les martyrs et les héros du ghetto de Varsovie. D’ailleurs, le commandant des forces israéliennes dans la région de Jenine n’a-t-il pas, a la veille de l’opération « Rampart » (2002-2003), fait étudier à ses officiers la révolte du ghetto de Varsovie… du point de vue de la tactique de l’armée allemande ?

Ce qui évoque en moi l’association avec le ghetto de Varsovie, c’est certes la politique d’encerclement qui fait aujourd’hui de la bande de Gaza le plus grand ghetto du monde, c’est la politique d’affamement de la population, ce sont les tunnels que creusent les jeunes pour rapporter de l’extérieur du pain et des armes et bien d’autres choses encore. Mais c’est surtout la portée universelle du combat que mènent les résistants palestiniens qui ne se battent pas seulement pour leur indépendance nationale mais « pour notre liberté…, pour notre honneur… et pour notre dignité humaine, sociale et nationale à nous tous, citoyens du monde ».

Pour notre liberté à nous, pour notre dignité et pour notre honneur, Ghetto Gaza ne doit pas tomber. Gaza doit vaincre.

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /2008 14:15

La question de savoir qui porte la responsabilité centrale de la situation actuelle à Gaza est absolument essentielle pour agir utilement aujourd’hui. Pour Georges W. Bush la question ne se pose tout simplement pas : Israël est, comme toujours, en « état de légitime défense ». Point. Pour l’Union européenne c’est l’affirmation d’un renvoi dos à dos apparent. Elle demande « l’arrêt des actions israéliennes contre Gaza et l’arrêt des tirs de roquettes ». Ce sont ces derniers qui seraient toutefois les responsables de la rupture de la trêve pour le « ministre » Bernard Kouchner.


Ces positions cachent mal, en vérité, un « feu vert » donné aux Israéliens pour la poursuite de leur insupportable politique de force qui ne mène ni à la paix ni à la fin des violences dont souffrent les deux peuples.

Pourtant, au vu des réalités, les choses sont claires. Elles ne prêtent à aucune hésitation et encore moins à un renvoi dos à dos des parties.


Il y avait une trêve décidée à Gaza par le Hamas et négociée avec Israël sous les auspices de l’Egypte. Cette trêve durant laquelle aucun tir de Qassam n’a eu lieu a été clairement rompue par Israël qui a lancé contre Gaza une opération militaire meurtrière en novembre dernier. Cette opération n’a provoquée aucune réaction de condamnation de l’ONU ni du Quartet.


Cette trêve devait également s’accompagner d’une levée du terrible embargo total dont souffre à en mourir la population de Gaza. Mais la « communauté internationale » a totalement accepté et soutenu la stratégie mortifère israélienne de « punition collective » de la population de Gaza.


Pourtant, dès le mois d’août, Richard Falk, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens, stigmatisait cette politique menée à Gaza par Israël, les USA et l’Union européenne comme violant massivement et systématiquement la Quatrième Convention de Genève. Personne ne peut dire qu’il ne savait pas.


Dans le même temps, et le Hamas n’était pas concerné, aucune volonté politique réelle ne s’est manifestée dans les négociations engagées avec le Président de l’Autorité palestinienne pour aboutir à un accord global visant à créer un Etat palestinien fin 2008, suite au processus d’Annapolis qui s’en fixait explicitement l’objectif. Il est vrai que déjà la « Feuille de route » prévoyait un Etat palestinien pour la fin 2005. Et loin de reculer, l’occupation israélienne s’est faite plus ample et dure encore. Personne, en situation de responsabilité, ne s’en est ému.

L’Union européenne est particulièrement en cause dans cet ensemble de faits. Elle a, d’une part, souscrit et participé au blocus de la bande de Gaza tout en « rehaussant » incroyablement ses accords de partenariat avec Israël malgré la position du Parlement européen et a, d’autre part, volontairement laissé Georges W. Bush être le seul « maître du jeu » dans les négociations résultant du processus d’Annapolis. A coup sûr, elle savait que sur un tel chemin il n’y aurait aucun accord global de paix fin 2008.


Dans ces conditions les responsabilités israéliennes des USA et du Quartet, dont l’Union européenne - encore présidée aujourd’hui par la France- est membre, sont écrasantes.


Il faut être net : on ne peut condamner les tirs de Qassam sur Israël et en même temps mettre en œuvre une folle stratégie qui cherche à les provoquer. Israël, en particulier, est responsable de la reprise des tirs de Qassam dont les dirigeants de ce pays souhaitaient la reprise pour mettre en œuvre leur opération militaire baptisée « plomb durci ». Une opération qui n’est pas terminée malgré le nombre de morts déjà enregistré. Cette stratégie meurtrière a été dûment calculée mais aussi avalisée et soutenue par les « grands ». Elle devait atteindre son paroxysme maintenant, c’est-à-dire à la veille des élections législatives israéliennes.


Dans ces conditions clairement établies, aucune politique de « renvoi dos à dos » des protagonistes n’est acceptable car contraire à la vérité. L’arbre ne peut cacher la forêt des responsabilités : celles d’Israël mais aussi celles du Quartet, dont trois pays sont membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.


Ainsi, toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui ne prendrait pas en compte ces données et qui ne mettrait pas en évidence les responsabilités réelles serait, comme au moment de l’offensive militaire d’Israël contre le Liban en 2006, un simple trompe-l’œil particulièrement dangereux destiné à laisser se poursuivre l’offensive militaire israélienne qui est maintenant envisagée par voie terrestre.


Le Conseil de sécurité doit s’engager sur une autre voie, une voie responsable, qui permette la paix et non pas qui autorise la poursuite de la guerre. C’est son rôle fondamental selon le texte fondateur de l’organisation des Nations unies. Il doit, en urgence, décider de l’envoi de « casques bleus » pour s’interposer entre les belligérants et rechercher une solution politique immédiate prenant acte du fait que le Hamas se déclare prêt à un cessez-le-feu subordonné à la fin du blocus de Gaza. Ensuite, il devra faire appliquer, avec sanctions en cas de refus, les résolutions pertinentes votées dont il doit être le garant de l’ effectivité.


L’impunité dont bénéficie Israël depuis 40 ans a démontré qu’elle était en fait une « prime » à la guerre et aux souffrances endurées au Proche-Orient. Cette politique qui mène au chaos n’a que trop duré.


Dans cet esprit nous appelons les hommes et les femmes de progrès, de justice et de paix à se mobiliser, à se lever et à manifester partout pour obtenir l’arrêt des massacres et pour exiger que l’ONU, au titre du chapitre VII de la Charte, prenne enfin ses responsabilités. Elle doit « imposer » tout de suite un cessez-le-feu par l’envoi de « casques bleus » et imposer ensuite la paix sur la base de ses résolutions pertinentes adoptées.


Pour y parvenir nous entendons prendre nos responsabilités et rechercher toutes les convergences d’actions possibles en France ainsi qu’au niveau de l’Union européenne. De ce point de vue nous nous félicitons du mouvement inédit d’actions unitaires qui se développe en France. Nous appelons, enfin, les parlementaires à jouer tout leur rôle, en toute urgence, face à cette folie meurtrière qui contient en elle tous des risques majeurs pour la sécurité internationale et la cohésion sociale de notre pays.

AFPS, Paris, 30 décembre 2008

http://france-palestine.org/article10698.html

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 12:53
 L'attaque meurtrière contre Gaza qui s'est soldée par l'assassinat de dizaines de civils, femmes et enfants, témoigne une fois de plus de la volonté du gouvernement israélien d'écraser le peuple palestinien au mépris de toutes les exigences internationales. Devant de tels actes de barbarie, les murmures des gouvernements occidentaux et notamment de Sarkozy ou d'Obama ne sont que  synonymes de complicité.La LCR renouvelle son soutien total à la lutte du peuple palestinien et des pacifistes israéliens qui la soutiennent.Elle appelle toutes les forces progressistes  françaises à organiser dans les plus brefs délais une démonstration unitaire de solidarité qui exigera l'arrêt immédiat de l'offensive israélienne et la reconnaissance d'un Etat palestinien viable.
Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Gaza
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Présentation

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés