Aider les Palestiniens

Collectif nancéien

Jeudi 25 juin 2009
Après la visite du premier ministre israélien : des complicités avérées et de regrettables silences

Le MRAP exprime son incompréhension devant l’absence de critiques formulées par le président Sarkozy à l’encontre de la politique israélienne lors de la visite du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et regrette que le président français n’ait pas conforté l’attitude de monsieur Mitchell, l’envoyé spécial de l’Administration Obama, qui n’a pas hésité à marquer sa réprobation envers les propositions israéliennes sur la Palestine allant jusqu’à remettre la réunion qu’il devait avoir ce mardi avec monsieur Netanyahou.

Venu rechercher auprès de la France de Sarkozy après l’Italie de Berlusconi les appuis nécessaires pour disposer d’une marge de manœuvre vis à vis des demandes formulées par le président Obama et tenter de crédibiliser au niveau international ses positions jusqu’auboutistes, monsieur Netanyahou peut être satisfait de sa visite en France.
De ce point de vue son voyage est un succès pour la diplomatie israélienne et une amère trahison par la France des principes les plus élémentaires pouvant amener un règlement de la question palestinienne.
Les exigences israéliennes : reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël, délimitation des frontières, refus du partage de Jérusalem, démilitarisation du futur Etat palestinien n’ayant fait du côté français l’objet d’aucune contestation, c’est en fait un blanc- seing que le président Sarkozy s’est permis, au nom de tous les Français de délivrer à son invité.

Si le président français peut se prévaloir d’avoir obtenu des assurances quant à l’arrêt de la construction de nouvelles colonies, c’est qu’il se prête consciemment à un véritable marché de dupes ; pseudo-concession, cette mesure ne signifie nullement l’arrêt de l’extension des colonies existantes …d’autant que c’est le démantèlement complet des colonies qu’il faut exiger pour remplir l’une des conditions préalables à une véritable négociation israélo-palestinienne.
En ce sens, monsieur Sarkozy prête son concours à une opération de mystification de l’opinion publique qui disqualifie la France sur la scène moyen-orientale.

La proposition d’organiser une réunion du Quartet sur la Palestine à Paris – la Russie de son côté fait la même proposition de réunion à Moscou- ne peut en l’occurrence apparaître que comme une initiative visant à restaurer le crédit diplomatique de la France et une opération médiatique dont le président français peut attendre avant tout des retombées en termes de prestige personnel.

Enfin le MRAP s’étonne que sur les problèmes d’ordre plus spécifiquement humanitaires, l’attention du président Sarkozy ne se soit focalisée que sur le sort du caporal Chalit, prisonnier du Hamas dont il demande la libération oubliant le sort de Salah Hammouri, jeune franco-palestinien solidaire de la lutte des Palestiniens, emprisonné en Israël depuis plus de 4 ans , dont le président français s’est abstenu d’évoquer le cas auprès de monsieur Netanyahou, preuve d’une partialité regrettable et fautive qui laisse entendre que le sort d’un franco-israélien, caporal dans l’armée israélienne, et capturé à ce titre, valait plus que celui d’un franco-palestinien et des quelque 11 000 hommes, femmes et enfants palestiniens prisonniers des geôles israéliennes pour avoir résisté à l’occupation de leur pays.

Paris, le 15 juin 2009.
Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Politique française et européenne
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Samedi 13 juin 2009
Proche-Orient Moyen-Orient infos

La feuille du Collectif nancéien contre la guerre et pour une paix juste et durable au Proche et au Moyen-Orient.

N° 1 ~ Juin 2009 ~ Gratuit et essentiel.

Diplomatie
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Barack Obama au Proche et au Moyen-Orient
Lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, début juin, le Président des États-Unis s’est prononcé pour :
— la résolution du conflit israélo-palestinien comme  priorité pour la paix au Proche et au Moyen-Orient ;    
— un État palestinien viable ;
— le gel des colonies.
Lors de sa visite en Égypte, il s’est adressé au monde arabo-musulman en proposant de tourner la page d’un cycle de méfiance et de discorde : « Tant que nos relations seront définies par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine plutôt que la paix. »
Il prône le dialogue avec l’Iran et une dénucléarisation progressive des armements. « Nous sommes désireux d’aller de l’avant sans conditions préalables et sur la base d’un respect mutuel », a-t-il lancé aux dirigeants iraniens.
Alors que la France et Israël réclament des sanctions. […]
[AFP, 4 juin 2009.]

Les mercenaires mettent le cap sur l’Afghanistan
Ils tentent d’être plus discrets et moins meurtriers qu’en Irak. À Kaboul, les mercenaires étrangers ne tirent pas de rafales aux carrefours et des lois tentent de les forcer à coopérer avec des sociétés afghanes. Mais, avec l’amélioration de la situation en Irak et depuis que Barack Obama a annoncé que l’Afghanistan et le Pakistan étaient le « front central » de la guerre contre Al-Qaida, ils arrivent. […]
[Rémy Ourdan,     
Le Monde, 11 juin 2009.]
Israël : Netanyahu pressé par sa droite
de dire non
à un État palestinien
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou était jeudi soumis à des pressions des durs de la droite, avant son discours très attendu dimanche, pour dire « non » à un État palestinien, au risque d’une crise ouverte avec le président américain Barack Obama.
Jusqu’à présent, M. Netanyahou a refusé de se prononcer en faveur d’un État palestinien et rejeté un gel de la construction dans les colonies de Cisjordanie où vivent quelque 300 000 Israéliens. […]
[AFP, 11 juin 2009.]

Ministres arabes des affaires étrangères :  réunion le 17 juin
Les ministres arabes des Affaires étrangères tiendront le 17 juin une réunion extraordinaire destinée à l’examen des efforts de relance du processus de paix au Moyen-Orient et les démarches à entreprendre après le discours du président américain Barack Obama, a annoncé hier une source responsable à la Ligue arabe. Le discours du président Obama adressé jeudi dernier depuis le Caire au monde arabo-musulman « reflète une nouvelle politique américaine à l’égard des questions du Moyen-Orient », a précisé la même source. […]
[El Moudjahid, 8 juin 2009.]

Au pied du mur
•••

Les « jeunes des collines » poussent les feux de la colonisation en Cisjordanie
À l’est de Ramallah, à un bon kilomètre d’une colonie, les « jeunes des collines », des fanatiques de l’occupation du terrain  rêvent de prendre pied dans toute la Cisjordanie, pour créer Eretz Israël : « Le véritable ennemi, ce n’est pas Obama, ce sont les Arabes, il faut les expulser d’ici. Ils n’auront pas un morceau de cette terre », dit  Emouna, 18 ans… fer de lance des colons. […]
[Michel Bôle-Richard,
Le Monde, 8 juin 2009.]

Cisjordanie : les colonies illégales mettent les Palestiniens à rude épreuve
La violence des colons et les importantes restrictions de mouvement pèsent lourdement sur la vie de tous les jours des Palestiniens du sud de la Cisjordanie occupée et des habitants de la vieille ville d’Hébron en particulier. Chef du bureau du CICR à Hébron depuis septembre 2007, Matteo Benatti fait le point sur la situation. [EXTRAIT.]
Quels sont les problèmes auxquels les Palestiniens doivent faire face ?
Matteo Benatti : « Pour s’approvisionner en nourriture, par exemple, des centaines de familles palestiniennes doivent franchir des points de contrôle, où elles subissent fréquemment des actes d’intimidation de la part des colons. Les femmes sont tout particulièrement vulnérables à cette forme de harcèlement, d’autant plus que les Palestiniens n’ont pas le droit d’utiliser leurs voitures sur beaucoup de ces parcours, ce qui oblige les femmes à passer les points de contrôle à pied. En raison des fermetures de routes, des personnes âgées se voient obligées de porter des sacs remplis de provisions sur de très longues distances.
Il arrive aussi que des ambulances emmenant en urgence des patients palestiniens vers des hôpitaux soient longuement retenues aux “checkpoints”. Les familles sont ainsi parfois obligées de transporter leurs proches malades sur des civières, ou d’avoir recours à des ânes, pour les amener jusqu’à un endroit où les attend une ambulance.
Les restrictions de mouvement et la violence des colons sont quasiment venues à bout de la vie économique de la vieille ville. Certains commerçants ont même reçu l’ordre de l’armée de fermer boutique. D’autres ont perdu leurs clients, car les Palestiniens redoutent de s’approcher de trop près des colonies juives. La pauvreté est galopante. Selon une étude menée par le CICR l’été dernier auprès des foyers habitant la zone soumise aux restrictions, 86 % des familles vivent dans des conditions de pauvreté relative, ne disposant que de 97 dollars US par personne et par mois pour se nourrir, s’habiller et subvenir à d’autres frais de subsistance.
La plupart des Palestiniens habitant la vieille ville ont dû installer des treillis de protection devant leurs fenêtres, qu’ils maintiennent fermées en permanence, pour éviter les jets de pierres, de légumes pourris ou encore d’urine. Pour les enfants, le seul fait de se rendre à l’école peut être une aventure traumatisante compte tenu des menaces que leur adressent les colons ou des pierres qu’ils leur jettent. Vivre dans cette atmosphère de tensions permanentes est une expérience épuisante pour les familles. » […]
[CICR.org, 10 juin 2009.]

Analyse
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Les Palestiniens d’Israël, otages de l’extrême droite
À la fin mars, le dirigeant d’extrême droite Avigdor Lieberman a accédé aux postes de vice-Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères d’Israël. Lorsque Jörg Haider et ses amis du Parti libéral (FPÖ) entrèrent, en 2000, dans le gouvernement autrichien, l’Europe protesta quasi unanimement. Ce que, curieusement, elle n’a pas fait cette fois. Pourtant, conformément à la ligne de son parti, Israël Beitenou (« Israël, notre maison »), le leader d’origine russe a multiplié, tout au long de la campagne électorale, les déclarations racistes envers les Palestiniens d’Israël. On aura surtout retenu, en Occident, les premières déclarations du nouveau chef de la diplomatie jetant aux orties tous les accords signés précédemment par son pays, y compris la conférence purement médiatique d’Annapolis. De fait, elles ont provoqué un premier clash avec l’administration de M. Barack Obama, en quête de détente au Proche-Orient. Mais, en matière de politique intérieure, la remise en cause par M. Lieberman de la citoyenneté des Palestiniens d’Israël et sa proposition de les « transférer » à terme risquent d’alimenter d’autres clashs, sanglants ceux-là, entre citoyens juifs et arabes. […]
[Joseph Algazy et Dominique Vidal,
Le Monde diplomatique, mai 2009.]

Conseils de lecture
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• L’intruse (tome 1)
• Les Palestiniens,
peuple invisible (tome 2)
Deux bandes dessinées créées par Roannie et Oko. La narratrice raconte sa découverte de la vie quotidienne des Palestiniens. (Vertige Graphic.)

• Ici à Jérusalem
De Guillaume Nicolas-Brion et Julien Boudisseau (journalistes). Des brèves qui peignent le quotidien à Jérusalem et Bethléem. (Alphée / Jean-Paul Bertrand.)

• Comment le peuple juif fut inventé
De Shlomo Sand, historien israélien (université de Tel-Aviv). Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du second Temple, en 70 de l’ère chrétienne, ou bien s’agit-il d’un mythe ? Que cache aujourd’hui le concept d’« État juif » ? Bonne question... À lire sans modération. (Fayard.)

Agir
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Que faire ?
• Participer à des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien.
• Signer des pétitions.
• Participer à des conférences débats.
• Interpeller les élus, par courrier, par Internet, à leur permanence...
• Faire des dons (par exemple à l’Association France Palestine Solidarité, qui dispose de relais sur place).
• Agir pour la libération de Salah Hamouri (Comité de soutien à Salah Hamouri, 33, rue Ludovic-Beauchet, 54000 Nancy) et des 11 000 autres prisonniers retenus arbitrairement.
• Partir en mission dans le cadre de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP).
Les missions organisées par la CCIPPP contribuent à briser l’isolement de la population palestinienne et permettent de témoigner de ses conditions de vie sous la colonisation israélienne. Depuis juin 2001, 141 missions ont été organisées. (www.protection-palestine.org)
• Participer au projet « Tous Témoins, Tous Acteurs », organisé par Génération Palestine. Il permet chaque été à plusieurs centaines de jeunes Français et Européens d’aller à la rencontre de la Palestine, pour découvrir, comprendre et agir... (www.generation-palestine.org)

Pour en savoir plus
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Quelques résolutions votées par les Nations-Unies. Sans effets.
• Résolution 1322 (7 octobre 2000) : condamne la violence israélienne et la provocation de Sharon.
• Résolution 3236 (22 novembre 1974) : demande le droit au retour pour les réfugiés, et affirme le droit des Palestiniens à l’autodétermination.
• Résolution 338 (22 octobre 1973) : appelle au cessez-le-feu et au respect de la résolution 242.
• Résolution 242 (22 novembre 1967) : demande le retrait d’Israël des territoires occupés.
• Résolution 194 (11 décembre 1948) : demande le droit au retour pour les réfugiés.
• Résolution 181 (29 novembre 1947) : demande le partage de la Palestine.


• Pour contacter le Collectif nancéien contre la guerre et pour une paix juste et durable
au Proche et au Moyen-Orient,
vous pouvez
— envoyer un mail à :
nonalaguerre@yahoogroupes.fr
— ou téléphoner
au 06 88 82 18 91.

• Pour consulter le blog
du Collectif, rendez-vous
au bout du lien suivant :
http://collectif54contrelaguerre.over-blog.com/

 

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Solidarité à Nancy
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Lundi 18 mai 2009

La liste Dieudonné/Soral: antisioniste ou démagogues opportunistes ?

L’UJFP ayant pensé depuis son lancement, que la liste aux élections européennes annoncée par Dieudonné, ne méritait aucune publicité même sous forme d’interdiction, nous nous étions gardés d’intervenir à ce sujet.

Nous faisons une mise au point aujourd’hui, à la fois parce que nous sommes interrogés sur notre position par nombre de nos amis, et aussi parce que circulent des vidéos qui nous sont mensongèrement attribuées.

Oui, le sionisme a bien débouché sur une politique, à la fois criminelle pour le peuple palestinien ainsi que nous avons pu de nouveau le constater avec horreur en janvier et février dernier, et suicidaire pour l’ensemble de la société israélienne. Oui, Israël est un Etat colonialiste, expansionniste et pratiquant l’apartheid. Oui, malheureusement les voix juives majoritairement entendues dans les médias sont celles du CRIF qui se fait le relais inconditionnel de cet Etat.

Bien sûr Dieudonné/Soral abordent quelquefois la Palestine, mais ce n’est que pour mieux s’en servir d’entrée pour une de leurs thématiques préférées : celle du complot (le complot des juifs maîtres du monde étant un des thèmes les plus éculés de l’antisémitisme). Il s’agit d’un élément très classique de la panoplie d’extrême-droite qui consiste à se souder contre un ennemi extérieur au territoire ou aux conventions sociales, rendu responsable de tous les maux. Pour les uns, la menace sera les sans-papiers envahisseurs, pour d’autres (dont Soral) les féministes et les homosexuels militants dissolvant la société, pour d’autres encore le sionisme venu de l’étranger dont les juifs seraient (à l’exception de quelques illuminés ratissés par Dieudonné) les vecteurs. Et Dieudonné attribue aux banquiers juifs le quasi monopole de l’esclavage et de la traite !

Comment s’étonner alors que Dieudonné, désormais grand ami de Le Pen et metteur en scène du négationniste Faurisson, ait démarché, entre autres, le MDI (Mouvement des damnés de l’impérialisme) de Kémi Séba, groupuscule raciste noir qui ne s’entend d’ailleurs pas si mal avec des mouvements racistes blancs, car partageant avec eux une haine du métissage et de l’interculturel ?

Nous sommes antisionistes car antiracistes et parce que nous défendons partout la citoyenneté pour tous et la recherche d’un « vivre ensemble » fait de confiance réciproque.

Nous n’avons rien de commun avec la droite antisémite.

Bureau National de l’UJFP  le 17-05-09

 

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Politique française et européenne
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Mercredi 13 mai 2009

Une Tribune de Ziyad Clot, ancien avocat et conseiller juridique dans les négociations israélo-palestiniennes d'Annapolis. Une photographie historique du conflit israélo-palestinien, de 1949 à aujourd'hui.

Le 11 mai 1949, Israël devenait membre de l'Organisation des Nations Unies. Soixante ans plus tard, l'Etat hébreu est une réalité incontournable au Moyen-Orient. La question de sa légitimité, alimentée par les circonstances de sa création et ses violations continues du Droit international, rejaillit cependant périodiquement. La persistance de ce débat n'est en réalité que l'expression de faux semblants qui  président la relation entre Israël, l'ONU et la légalité internationale. La conférence de Durban II, aussi chaotique qu'inquiétante dans son déroulement, n'en est que l'illustration la plus récente.


Au regard du droit, la légitimité de l'Etat d'Israël tient au Plan de partage de la Palestine voté par l'Assemblée Générale de l'ONU le 29 novembre 1947. Fait souvent occulté, son admission au sein du concert des nations, matérialisée par la résolution 273, était conditionnée à son respect des résolutions 181 et 194 de l'Assemblée Générale. Autrement dit, l'acceptation d'Israël au sein de l'ONU était, et est toujours liée, au respect de ses obligations internationales portant notamment sur les frontières, Jérusalem et les réfugiés palestiniens. Après soixante ans, le refus d'Israël d'adhérer aux prescriptions onusiennes paraît pourtant inaltérable. Les positions israéliennes actuelles sur les principales questions propres à ce conflit démontrent une incapacité à « rentrer dans le rang ». Elles diffèrent peu en effet des objectifs originaux du sionisme.


La déclaration d'indépendance d'Israël du 15 mai 1948 mentionne l'adoption par l'ONU d'une résolution créant un Etat juif indépendant. La multiplication au sein du même document des références à « Eretz Israel » introduit cependant dès le départ une ambiguïté quant aux frontières du nouvel Etat. Pour David Ben Gourion, le père de la nation israélienne, la reconnaissance internationale d'Israël était en 1948 la priorité ; il savait que les frontières définitives de l'Etat résulteraient d'un conflit armé avec ses voisins arabes. Les gains territoriaux de 1948, puis de 1967, lui donnèrent pleinement raison. La colonisation ininterrompue de la Cisjordanie depuis 1967 confirme que l'Etat hébreu a gagné la bataille de la terre, au sein des frontières de la Palestine historique, au sein d'Eretz Israel. 

Il en va de même de la question de Jérusalem. Le régime international préconisé par le Plan de partition fit long feu. Ben Gourion annonça le transfert de la capitale d'Israël à Jérusalem dès 1948. En 1967, l'Etat hébreu s'empara de Jérusalem Est où il étend depuis sa souveraineté illégalement. La colonisation massive de la partie orientale de la ville rend désormais invraisemblable l'idée qu'elle devienne un jour la capitale d'un Etat palestinien. A droite comme à gauche de l'échiquier politique israélien, rien n'invite à penser qu'Israël serait prêt à compromettre le rêve de Jérusalem « capitale éternelle et indivisible d'Israël », alors que ce dessein validé par la Knesset en 1980 est en voie de réalisation.


A la suite de l'exil forcé de plus de 750 000 Palestiniens entre 1947 et 1949, l'ONU exigea qu'Israël donne la possibilité aux réfugiés qui le souhaitaient de retourner dans leurs foyers. Réaffirmée tous les ans depuis 1949, la résolution 194, qui incarne le Droit au retour, demeure lettre morte. Là encore, les positions israéliennes restent figées d'un gouvernement à l'autre. Comme Ehud Barak l'avait fait en 2000 avant de s'envoler pour le sommet de Camp David, Avigdor Lieberman, le nouveau Ministre des Affaires étrangères israélien, a affirmé que la question du Droit au retour n'était pas négociable.


Une fois dissipée l'agitation du sommet de Durban II, il faut reconnaître que la cause première de la confusion qui y a régné est bien l'incapacité à réconcilier Israël et le Droit. Si l'Etat hébreu s'était montré capable de reconnaître les Palestiniens comme des égaux, la question de sa nature discriminatoire ne se poserait plus. A défaut, en 1975, l'Assemblée Générale de l'ONU passa une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme. Et, avec le sommet de Durban de 2001, la question rebondit de nouveau. Pire, à force d'ériger la question israélienne en tabou, la défense des droits des Palestiniens a récemment été  confisquée à la tribune de Genève par le plus inquiétant et le plus mauvais de ses avocats, le Président iranien Ahmadinejad. La réponse occidentale fut loin d'être à la hauteur de l'événement. Au lieu de quitter la salle, l'Europe aurait été plus inspirée de rappeler Israël au respect de ses obligations internationales. Et, par là même, de pousser le Président iranien dans ses retranchements.


L'Iran, comme tous Etats-membres de l'Organisation de la Conférence islamique et de la Ligue Arabe, est signataire de l'Initiative de paix arabe. Depuis mars 2002, cette avancée historique offre à Israël une normalisation de ses relations avec tous les pays de la région sur la base du principe de « la paix contre la terre ». L'offre reprend à son compte les résolutions de l'ONU applicables à la question israélo-arabe, au premier rang desquelles la première qui imposa contre le gré de l'ensemble du Moyen-Orient le partage de la terre de Palestine. A l'époque, les Etats arabes avaient soutenu que cette partition, à défaut de consultation de la population résidant en Palestine, violait la Charte de l'ONU et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. En 2009, tous les pays de la région, y compris le mouton noir iranien, mais à l'exception d'Israël, sont de nouveau unis autour d'une position légaliste.

 

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Palestine
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Vendredi 8 mai 2009

Jean-Claude Lefort Ivry, le 5 mai 2009

Député honoraire

 

 

 

 

M. Nicolas Sarkozy

Président de la République

Palais de l’Elysée

75008 Paris

 

 

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

 

Notre compatriote Salah Hamouri aura « fêté » ses 24 ans, le 25 avril dernier, dans une prison israélienne.

 

Notre compatriote Salah Hamouri a déjà passé 4 ans en prison purgeant une peine de 7 ans infligée par un tribunal israélien militaire illégal d’occupation installé à Ofer en Cisjordanie.

 

Notre compatriote Salah Hamouri n’a commis aucun crime.

 

Notre compatriote Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien qui, comme tous les Palestiniens, est victime et non pas coupable d’une occupation militaire condamnée formellement par l’ONU.

 

Et vous refusez de recevoir la famille de Salah Hamouri tandis que avez reçu toutes celles qui étaient ou sont concernées par des proches en « difficultés » à l’étranger. Vous avez reçu la famille Betancourt, celle de Guilad Shalit, les proches des membres de l’association « l’Arche de Zoé » pour qui vous avez personnellement plaidé la grâce auprès d’un Chef d’Etat africain. Vous allez recevoir une seconde fois la famille de notre compatriote Florence Cassez emprisonnée au Mexique.

 

Vous les recevez toutes, et personne ne vous en fait le grief, toutes sauf une : la famille de Salah Hamouri.

 

Non seulement, mais vous ne demandez pas la libération de Salah Hamouri qui, encore une fois, a été condamné par un tribunal militaire israélien illégal.

 

Que l’Etat d’Israël, à l’intérieur de son « territoire », soit un Etat de droit n’est pas l’objet du débat qui nous occupe ici.

 

Ce qui est en cause dans cette affaire est en effet tout autre : un tribunal militaire d’occupation ne peut être qualifié de « droit » puisqu’il agit précisément contre le droit international. Et pour faire bonne mesure ce tribunal illégal n’a rien trouvé de concret à reprocher à Salah Hamouri, aucun acte mais seulement une « intention » qui n’a d’ailleurs pas été établie par ledit tribunal dans ses attendus dont je peux vous envoyer copie.

 

Dans ces conditions, Monsieur le Président de la République, votre refus de recevoir la famille Hamouri est non seulement contraire à vos engagements mais contraire au principe d’égalité des citoyens. A la peine des parents Hamouri de voir le jeune fils en prison pour rien vous ajoutez, par ce refus méprisant, une sorte de « gifle » insupportable. Un affront.

 

Vous avez de plus les moyens, beaucoup de moyens, d’agir efficacement auprès de votre collègue israélien, Shimon Peres, qui dispose du droit de grâce.

 

Avigdgor Liebermann reçu à Paris…. La famille de Salah Hamouri persona non grata à l’Elysée… Cela fait beaucoup, Monsieur le Président. Beaucoup trop.

 

Aussi, une nouvelle fois, je vous demande instamment – comme l’ont fait de très nombreux citoyens et parlementaires appartenant à tous les groupes politiques et membres du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » – de sortir de votre silence personnel et d’agir sur ces deux plans : recevoir la famille Hamouri comme toutes les autres et agir avec efficacité auprès de votre ami Shimon Peres, Président d’Israël, pour obtenir la libération de Salah Hamouri.

 

Dans l’attente,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en mes salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

Jean-Claude Lefort

Député honoraire

 

 

 

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Salah Hamouri
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Dimanche 19 avril 2009
Les parties de la cisjordanie aux mains d'Israël ont été transformées en mer.
Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Palestine
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Samedi 18 avril 2009

Chers amies et amis,

 

Je viens de recevoir cette nouvelle qui m’a bouleversé : « Bassam Abu Rahme, 29 ans, a été tué aujourd'hui (17 avril 2009) lors de la manifestation non violente hebdomadaire de Bil'in lorsqu'il a essayé de rejoindre ses terres qui se trouvent de l’autre côté du Mur. Il a été touché à l'estomac par un tir de bombe lacrymogène à haute vélocité, une nouvelle arme utilisée par l'armée israélienne. Il est la 18ème victime lors d'une manifestation contre le Mur.

(source CCIPPP) 

 

Continuons de soutenir l’action non-violente, indépendante, autodéterminée et créative des villageois de BIL’IN, NI’LIN et des autres villages qui se battent pour défendre leurs terres contre le mur, l’occupation, la colonisation et pour faire appliquer le droit et les décisions de justice.

 

Demain, en vue des élections européennes, aura lieu à Paris une journée dont le thème est : « L’Europe doit agir pour le droit ». Nous espérons que le soutien réel de l’U.E. à la résistance non-violente en Palestine sera abordé.

 

La 4ème conférence internationale de BIL’IN va avoir lieu du 22 au 24 avril ; elle a pour but de renforcer la solidarité internationale et de trouver de nouvelles voies pour soutenir leur combat non-violent. Il est urgent que la solidarité internationale s’exprime.

 

L’action de BIL’IN est un symbole pour tous les autres villages qui luttent aussi contre la colonisation et l’occupation, ce qui explique la violente répression de l’armée israélienne. De plus cette lutte est menée collectivement par des Palestiniens, des pacifistes israéliens et internationaux.

 

Il ne s’agit bien sûr pas d’un problème religieux, mais politique et avant tout d’une injustice et d’une revendication légitime à laquelle Israël répond par l’emploi de la force armée contre des manifestants ayant choisi la résistance non-violente. « Le dialogue entre Juifs et Chrétiens ne présuppose pas de cautionner tout ce que fait l’Etat d’Israël car le peuple juif et l’Etat d’Israël ne sont pas deux réalités synonymes » (cf deux articles parus dans Le Monde en avril 2003 , mais tout à fait d’actualité, en P.J.).

 

La pétition mise en ligne sur Internet demande :

- que cesse la répression violente de l’armée israélienne contre ces marches non-violentes,

- que le droit international soit respecté afin que les villageois de BIL’IN et NI’LIN retrouvent leurs terres agricoles.

Si vous êtes une des 525 personnes qui l’ont signée à ce jour, nous vous en remercions et nous vous invitons à la faire connaître à vos amis, parents, collègues,… (ce texte est en P.J., ainsi que la pétition)

Si non, nous vous demandons de la signer et de la diffuser pour soutenir les habitants de Bil’in, Ni’lin, Ma’asana, Jaaus, etc… (ce texte est en P.J. ainsi que la pétition).

 

 

Pour signer, aller sur le site : http://www.gopetition.com/online/24042.html

Quelques précisions, seuls 5 champs (marqués d’un astérisque rouge) sont obligatoires : First name = prénom ; Last name = nom de famille ; City or town = ville ; Country = pays et pour la vérification du code, il suffit de recopier le code apparaissant juste au-dessus (ceci pour éviter les SPAMS). Et terminer en cliquant sur « sign ».

 

Pour plus d’information, site de Bil’in : http://www.bilin-village.org

 

Daniel Noisette, pour le collectif d’associations, à l’origine de la pétition.

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Mercredi 8 avril 2009

CONFERENCE-DEBAT



LES CRIMES DE GAZA

- Pourquoi et comment cela a-t- il été possible ?

- Comment s’en sortir  ?

 avec Pierre STAMBUL

du bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

(Professeur à l’IUFM de Marseille)

Samedi 18 avril 2009 à 20h30

Ecole des Coquelicots, 1 rue St Clément

METZ, quartier du Pontiffroy

à l'initiative de :

Artisans du Monde, France-Palestine-Solidarité, Ligue des Droits de l'Homme, Mouvement contre le racisme pour  l’Amitié entre les Peuples

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Mercredi 8 avril 2009
Salah Hamouri aura 24 ans le 25 avril 2009, dont 4 passées dans les geôles israéliennes parce qu’il est palestinien et victime d’une occupation cruelle et où il est encore détenu bien qu’il soit français mais oublié par les autorités françaises.

Afin de manifester notre solidarité à Salah et de rappeler encore et toujours que nous exigeons le droit et la justice pour Salah et tous ses camarades de prison, *submergeons sa prison de cartes postales anniversaire de soutien !*

Son adresse en prison :
Salah Hamouri
Doar nah Guilboa
10900 - Beit Shean
Israël
NB : Affranchir les cartes à 0,85 centimes.
Il faut compter une dizaine de jours pour que les cartes arrivent

N'hésitez pas à relayer cet appel et à écrire à Salah.


Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : Salah Hamouri
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Jeudi 2 avril 2009

Non à l’Otan, non à la guerre, pour une paix juste et durable au Proche et Moyen Orient

L’OTAN, organisation du Traité Atlantique Nord, est une alliance des grandes puissances occidentales sous commandement des Etats- Unis. Créée le 4 avril 1949, elle était alors une organisation de coopération politico-militaire de défense principalement dirigée contre l’URSS. Depuis la fin de la guerre froide ses objectifs ont été réorientés vers « la défense des approvisionnements en ressources vitales (contrôle des ressources pétrolières), contre la prolifération des armes de destruction massive, contre le terrorisme »

La France a décidé d’entrer dans le commandement intégré de l’OTAN. Elle abandonne ainsi une position établie depuis 1966 consistant à préserver son autonomie en matière militaire. Cette décision doit prendre effet lors du sommet du 60ème anniversaire de l’OTAN qui se tiendra les 3 et 4 avril 2009 à Kehl et à Strasbourg et réunira les chefs d’Etats des pays membres, dont Obama et Sarkozy.

L’évolution atlantiste de la France imposée par Nicolas Sarkozy doit être analysée en fonction de la nature actuelle de l’OTAN et de la stratégie américaine qui la détermine. La désignation du « terrorisme » comme ennemi commun permet d’étendre la zone de compétence de l’OTAN de l’Atlantique Nord au Moyen-Orient et à l’Asie Centrale ouvrant ainsi la voie à une alliance à vocation mondiale susceptible d’intervenir partout dans le monde et principalement à la demande des Etats-Unis.

Pour la politique de la France au Proche et Moyen Orient, les conséquences majeures de la décision du Président consistent :

  • à  considérer que les solutions des crises et conflits ne sont pas politiques mais du ressort de la seule supériorité militaire,

  • à adopter la vision américaine impérialiste et sécuritaire du monde légitimant au nom de la lutte contre le « terrorisme » les interventions en Afghanistan, en Irak, dans tout le Proche et Moyen Orient,

  • à reconnaître à l’Etat d’Israël une place et un rôle décisifs dans ce contexte « sécuritaire » de « guerre des civilisations » de par sa fonction géostratégique, son rapport privilégié à l’OTAN comme membre associé,

  • à accepter l’appui inconditionnel à Israël par l’OTAN et les pays européens au risque de compromettre l’existence d’un Etat palestinien viable, souverain, dans les frontières de 1967et la paix dans cette partie du monde.

C’est pourquoi  nous exigeons :

  • le retrait de la France de l’OTAN,

  • en Afghanistan : la fin de l’occupation par l’OTAN, le retrait des troupes françaises,

  • un règlement politique des conflits au Proche et Moyen Orient

Nous appelons à un rassemblement et à une manifestation :

rassemblement place Maginot le vendredi 3 avril à 18h

grande manifestation à Strasbourg le 4 avril

Pour la manifestation : Départ en bus à 10h Porte Désilles, retour 21h. L’aller et retour 15€ et 5€ pour les précaires. Inscription : tataoborges arobase yahoo.fr en précisant « objet inscription bus »

Le Collectif nancéien contre la guerre et pour une paix juste et durable au Proche et Moyen Orient


Organisations signataires :


Association Culturelle d’Amitié Franco- Syrienne(ACAFS) ; Association France- Palestine Solidarité(AFPS) ; ATTAC ; CGT-Union Locale ; Gauche Alternative(GA54) ; les Verts 54 ; Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples(MRAP) ; Mouvement Républicain et Citoyen(MRC54) ; Nouveau Parti Anticapitaliste(NPA54) ; Parti de Gauche(PG54) ; PCF-section Nancy ;Solidarité et Progrès ; UNEF ; Union Juive Française pour la Paix(UJFP)


Contact :nonalaguerre@yahoogroupes.fr Ne pas jeter sur la voie publique Edité par nos soins

Par Collectif nancéien contre la guerre - Publié dans : OTAN
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