Le collectif nancéien contre la guerre et pour une paix juste et durable au Proche et Moyen-Orient vous offre son bulletin d'information n° 3
Le collectif nancéien contre la guerre et pour une paix juste et durable au Proche et Moyen-Orient vous offre son bulletin d'information n° 3
Israël : n’achetons pas les produits de la colonisation du peuple palestinien !
Le saviez-vous ?
Quand vous achetez des fruits et légumes étiquetés « made in Israël », ils proviennent souvent de la Vallée du Jourdain et d’autres régions de Cisjordanie, produits sur des terres et avec de l’eau volés aux Palestiniens. C’est le cas notamment des dattes et agrumes commercialisés sous le label Carmel, des dattes de la marque Jordan River ou King Salomon. C’est le cas aussi de ceux entrant dans la fabrication des jus de fruits Jaffa, ou des plats préparés Sabra.
Quand vous achetez dans un supermarché un gazéificateur d’eau commercialisé sous la marque Soda Club, il a été fabriqué en territoire palestinien occupé dans la colonie de Mishor Adoumim.
Quand vous achetez des produits de beauté Ahava, ils proviennent de la Mer Morte, plus précisément de la colonie de Mizpe Shalem en Palestine occupée.
Israël exporte des produits des colonies de Palestine occupée en toute illégalité
Il utilise le code-barre pour nous faire accepter la violence de la colonisation. En effaçant toute traçabilité, les colons transforment le geste anodin de l'acheteur en complicité involontaire de l'expropriation incessante subie par les Palestiniens de Cisjordanie.
Il contrevient tout d’abord à la 4ième convention Genève et aux résolutions de l’ONU qui déclarent les colonies en territoire palestinien illégales.
Il contrevient à l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël, qui, par son article 83, exclut les produits des colonies des avantages fiscaux dont jouissent ceux « du territoire israélien».
Il contrevient au Code français du commerce, qui interdit la falsification des «règles d’origine» des produits.
Il contrevient à la Directive européenne 2005/29/CE relative aux « pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs ».
Alors, avec nous, participez à la campagne internationale
Boycott – Désinvestissement – Sanctions
pour faire échec à la politique d'oppression à l'encontre du peuple palestinien qui est celle de l'Etat d'Israël.
Le Boycott : c'est ne plus acheter de produits étiquetés « made in Israël » qui n'affichent pas leur origine lorsqu'ils proviennent des colonies illégales d'Israël, dans les territoires palestiniens occupés.
Le Désinvestissement : c'est le retrait d'entreprises françaises qui tirent profit de l'occupation et de la colonisation. Par exemple, concernant le tramway qui relie la ville de Jérusalem israélienne aux colonies implantées dans la Jérusalem palestinienne, une campagne a conduit VEOLIA à se désengager de ce projet. L'AFPS poursuit l'entreprise ALSTOM en justice pour son implication dans ce même projet.
Les Sanctions : c'est la suspension des accords d'association entre l'Europe et Israël tant que ce pays bafoue les droits de l'homme. Exigeons-le de nos députés.
L’Etat d’Israël viole en permanence le droit international ; faisons tout pour qu’il soit mis un terme à l’impunité insupportable dont il bénéficie.
Aujourd'hui, pour aider le peuple palestinien, chacun peut agir en faisant ses courses.
Rassemblement le mercredi 12 mai à 17h 30 Place Maginot
Premiers signataires : Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud (AFPS), ATTAC 54, Gauche alternative (GA 54), Les Verts, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA 54), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union locale CGT de Nancy
Liste non exhaustive de produits étiquetés « made in Israël » dont on ne connait pas avec précision l’origine :
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Agrofresh (concombres) |
Hasat (agrumes) |
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Ahava (cosmétiques de la Mer morte) |
Holyland (miel, herbes) |
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Amba (conserves) |
Jaffa (fruits et légumes) |
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Beigel (biscuits apéritifs) |
Jordan Valley (dattes) |
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Carmel (fruits et légumes) |
Kedem (avocats) |
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Coral (Cerises) |
Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) |
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Dagir (conserves de poissons) |
Sabra (repas complets) |
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Dana (tomates cerises) |
Tivall (produits végétariens) |
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Epilady (appareils d’épilation) |
Top (fruits et légumes) |
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Green Valley (vin) |
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Rassemblement le mercredi 12 mai à 17h 30 Place Maginot
AFGHANISTAN :
NON A L’ENVOI DE RENFORTS ! NON A LA GUERRE !
L'Otan a déjà décidé de répondre favorablement à la demande de Barak Obama d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan. Le président Sarkozy a prévu d'annoncer lors de la Conférence de Londres du 28 janvier les détails de la contribution française.
Selon un sondage paru début décembre, en France 82% des personnes interrogées s'opposent à l'envoi de nouveaux soldats français
Nous exigeons du président Nicolas Sarkozy qu'il renonce à toute augmentation des troupes en Afghanistan, qu'il s'agisse de forces spéciales, de troupes régulières ou d'instructeurs militaires. La fuite en avant militaire décidée par Barack Obama, soutenue par l'Otan et saluée par le président Nicolas Sarkozy ne peut qu’aggraver la situation dramatique du peuple Afghan et déstabiliser encore plus la région. Nous condamnons le cynisme honteux du gouvernement français qui, dans le même temps, soutient l'escalade militaire et renvoie des réfugiés afghans dans un pays en guerre.
Nous exigeons le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Cette sale guerre est une impasse. Dans un pays détruit par 30 années d'occupations étrangères et de guerres civiles, la reconstruction de l'Afghanistan sera difficile. Cela passera par une aide civile et financière de la part des pays qui participent ou cautionnent cette guerre et cette occupation, en réparation des dommages infligés au pays et à ses habitants. Cela exige en premier lieu l'arrêt des opérations militaires et le retrait des troupes de l'Otan afin de rendre au peuple afghan son indépendance et les clés de la reconstruction du pays.
Nous refusons : que le gouvernement français utilise des centaines de millions d'euros pour l'occupation militaire de l'Afghanistan, alors même qu'il justifie les plans de licenciements et les attaques contre nos services publics au nom de la crise,
que la jeunesse privée d’avenir professionnel soit enrôlée dans l'armée au service d’intérêts qui ne sont ni les siens ni ceux du peuple afghan.
les 23 et 24 janvier journées de mobilisation dans toutes les villes en France pour :
>Exiger du gouvernement qu’il renonce à tout envoi de soldat(s) supplémentaires(s)
>Exprimer notre solidarité avec le peuple afghan, celles et ceux réfugiés dans notre pays
LE COLLECTIF NANCÉIEN CONTRE LA GUERRE ET POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE AU PROCHE ET MOYEN ORIENT :
Solidaire des mobilisations autour de la conférence du 28 janvier, au Royaume Uni et dans de nombreux pays
Appelle a un rassemblement :
RASSEMBLEMENT
SAMEDI 23 JANVIER A15H
PLACE MAGINOT A NANCY
Signataires :Asssociation des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), ATTAC 54, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Etudiants Musulmans de France Nancy (EMF), Gauche Alternative (GA54), les Amis de Solidarité et Progrès (Nancy), KHAMSA, les Verts 54, Mouvement pour une Alternative Non violente (MAN Nancy), Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), PCF section de Nancy, Parti de Gauche 54, UNEF Nancy
Avec le soutien de l’association France Palestine Solidarité
Contact: en bas de page du blog Edité par nos soins Ne pas jeter sur la voie publique
Patrice Forget
Chapelèche
07190 Gluiras
Tel : 04 75
Mobile : 06
E-mail :
Monsieur André ROSSINOT
Maire
Hôtel de ville
54000 NANCY
Chapelèche, le 9 Janvier 2010
Monsieur le Maire,
Quand on sait, pour s'y être rendu et avoir vu de ses propres yeux, que le tourisme israélien se développe aussi et surtout dans les territoires occupés (c'est-à-dire hors des frontières reconnues internationalement à l'Etat d'Israël), que la colonisation privilégie les lieux plus intéressants de ces territoires (Hébron, Qalqilia, vallée du Jourdain …), que Jérusalem-Est est peu à peu vidée de sa population autochtone et transformée en tombeau de tous les oublis …, on peut se demander jusqu'où ira le cynisme et la politique du fait accompli.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes salutations humanistes et républicaines
Colonisation, Mur, blocus de la bande de Gaza
Non à l’enfermement des Palestiniens !
Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien
Presqu’un an après l’offensive israélienne à Gaza, le silence des médias et des politiques contribue à l’indifférence sur le sort des Palestiniens.
Le peuple palestinien vit sous occupation israélienne depuis plus de 60 ans, colonisé, dépossédé de sa terre et privé de ses ressources. Arrestations, humiliations aux check-points, difficultés de circuler à cause du Mur et des routes interdites, paralysent l’économie et rendent toute vie normale impossible en Cisjordanie. L’implantation et l’extension de colonies israéliennes se poursuivent implacablement avec leur cortège d’expropriations, de démolitions et d’expulsions. Dans un rapport rendu public mardi 27 octobre, Amnesty International accuse le gouvernement de Tel-Aviv de maintenir, au bénéfice des colons, un contrôle total sur l’eau, cette ressource essentielle pour la région.
A Gaza, l’agression israélienne de janvier 2009 est lourde de conséquences. Aux 1 400 morts et 5 000 blessés, il faut ajouter les destructions massives des infrastructures civiles : hôpitaux, écoles, bâtiments publics, immeubles d’habitation. Le rapport Goldstone, qui vient d’être adopté par l’Assemblée Générale de l’ONU, dresse un bilan très précis de ces exactions et rend Israël responsable de crimes de guerre.
Sur ce territoire de 363 km2, grand comme 2 fois l’agglomération nancéenne, vivent 1 million et demi de Palestiniens. Une des densités de population les plus fortes au monde. Le blocus économique qu’Israël maintient depuis maintenant plus de deux ans, y empêche les entrées de produits de base: vêtements, semoule, produits laitiers en gros emballage, essence, matériaux de construction… Israël ne laisse passer au compte goutte que certains produits afin de maintenir un état de pénurie et d’humiliation générale et permanent.
Si Israël peut se permettre ce que ne se permet aucun autre Etat au monde, c’est grâce à la complicité des grandes puissances, Etats-Unis et Union Européenne en tête. Mais après le massacre de Gaza, de plus en plus nombreux sont les citoyens dans le monde entier qui disent : « l’impunité d’Israël ça suffit ! » De plus en plus nombreux, ils se mobilisent pour que les pouvoirs politiques enfin prennent leur responsabilité. C’est le sens de la campagne internationale « Boycott, Désinvestissement, Sanctions »
Boycott des produits israéliens, qui en fait, proviennent pour près de la moitié en toute illégalité des colonies de Cisjordanie occupée.
Désinvestissement des entreprises qui participent à la colonisation de la Palestine.
Sanctions contre l’Etat d’Israël et ses dirigeants criminels en utilisant tous les recours du droit international (tribunal spécial de l’ONU, Cour Pénale Internationale, suspension de l’accord d’association Union Européenne - Israël).
Chacun à son niveau peut participer à cette campagne et nous vous invitons à le faire en vous joignant au
Rassemblement
le samedi 28 novembre à Nancy
à 14h à l’entrée principale du centre St-Sébastien
près de la rue Notre Dame
Un parcours cycliste est ensuite prévu au centre ville pour ceux qui pourront venir avec leur vélo.
Premiers signataires :Premiers signataires : Artisans du Monde, Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF), Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Etudiants Musulmans de France (EMF), Gauche Alternative 54 (GA54), les Verts 54, Mouvement pour une Alternative Non violente (MAN), Mouvement contre le Racisme et Pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Parti Communiste Français – section de Nancy (PCF), Secours Catholique, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
Contact : afps54@laposte.net
La France et l'Europe doivent forcer Israël à respecter du droit international
Le gouvernement israélien d'extrême-droite a multiplié ces derniers mois les exactions à Jérusalem-Est. Les forces d'occupation israéliennes sont encore une fois pénétrées hier sur l'Esplanade des mosquées pour réprimer les manifestants palestiniens. Ces derniers s'étaient mobilisés contre le projet de groupes de colons de faire une incursion sur ce haut lieu saint musulman. Jérusalem-Est est un territoire palestinien, occupé et annexé depuis plus de 40 ans en contradiction avec les résolutions des Nations-Unies, soumis à l'arbitraire de la politique israélienne qui vise à exclure les Palestiniens de la ville au profit des colons israéliens. Pour assurer son contrôle et sa domination, Israël, qui se définit comme "l'Etat juif", exerce une discrimination systématique à l'encontre des Palestiniens de la ville, qui vivent sous la menace permanente d'expulsion et de destruction de leurs maisons, et comme l'ensemble du peuple palestinien, subissent la privation de leurs droits politiques et nationaux. Israël a déjà pratiquement fini de construire le Mur qui achève l'annexion de la ville et sa séparation du reste de la Cisjordanie. Israël fait tout pour empêcher le partage de la ville indispensable à tout accord de paix fondé sur le droit. Ce faisant, Israël confisque aux Palestiniens leur capitale historique, politique, culturelle, économique et religieuse.
Les provocations récurrentes de l'occupation israélienne sur l'Esplanade des Mosquées sont une partie intégrante de cette politique qui bénéficie du silence des dirigeants occidentaux. Il est clair aussi que le gouvernement israélien multiplie les efforts pour reléguer au second plan les accusations sérieuses de crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité formulées dans le rapport des Nations-Unies dirigé par le juge Goldstone.
Nos organisations marquent leur soutien à la lutte du peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits, notamment à Jérusalem. Nous demandons au gouvernement Français d'agir contre la répression israélienne et les violations du droit international. Nous rappelons notre demande de mettre fin à l'impunité d'Israël, notamment en suspendant l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël ainsi que la coopération militaire France / Israël.
SIGNATAIRES
AFD (Alliance for Freedom and Dignity), AFPS, Américains contre la Guerre AAW, Association pour les jumelages entre les camps de refugies Palestiniens et les villes Francaise (A.J.P.F.), ATMF, CCIPPP, CMF, Collectif Judeo Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, La Courneuve Palestine, CVPR PO, Droit Solidarité, Femmes en Noir - FEN, Génération Palestine, MRAP, NPA, PCF, PSM, Solidaires, UJFP
François Cluzet, en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste étouffée politiquement et dans les média français, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce
nom. Il a dénoncé à la télévision, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement d’un citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque
siégeant dans les territoires illégalement occupés. Et surtout il a dénoncé le silence des média, et l’abandon des politiques français.
Vidéo
Salah Hamouri, citoyen français, de père palestinien et de mère française, a été lourdement condamné à 7 ans de prison pour un délit qu’il n’a pas commis.
Connu comme sympathisant du FPLP (organisation de gauche, progressiste et laïque) il a été arrêté pour être passé en voiture devant la maison du rabbin d’extrême-droite Ovadia Yossef, auteur de
nombreuses déclarations sexistes et racistes. Jamais l’accusation n’a pu apporter d’autres preuves que celle-là !
Conformément à une loi israélienne, Salah Hamouri été obligé, pour diminuer sa peine, de déclarer qu’il était coupable, alors qu’il est innocent.
Le Président de la République a déclaré à plusieurs reprises qu’il irait chercher lui-même tout Français injustement détenu partout dans le monde. Informé de cette situation , il n’est pas allé
chercher Salah Hamouri ! Il s’est contenté d’intervenir très mollement auprès du gouvernement israélien et a refusé de recevoir Denise Hamouri, la mère de Salah.
La mairie de Paris qui affiche régulièrement les photos des Français pris en otages ou capturés à l’étranger, n’affiche pas le portrait de Salah Hamouri : citoyen français victime d’un simulacre
de justice, dans un Etat qui viole régulièrement le droit international.
Suite à l’intervention télévisée de François Cluzet, un prétendu Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), sosantisemitisme.org, dirigé par Sammy Gozlan, et lié au CRIF, a
saisi le CSA et la chaîne de télévision. Il a osé traiter Salah Hamouri de « terroriste », et, s’inspirant probablement du programme du F- Haine, qui prévoit ce genre de mesures, demande que
Salah Hamouri soit déchu de sa nationalité française.
L’Union juive française pour la paix :
Exige que le gouvernement français intervienne fortement et clairement pour la libération immédiate de Salah Hamouri, et cesse de pratiquer le « deux poids deux mesures » caractéristique de sa
politique au Proche-Orient, jusque dans le choix des citoyens français qu’il soutient.
Rappelle que la parole de François Cluzet doit être respectée, entendue et soutenue comme celle d’un juste, dans un contexte ou la calomnie et la diffamation tentent de dénigrer et de salir tous
ceux qui, au nom du droit international, combattent la politique criminelle de l’Etat d’Israël à l’égard du peuple palestinien, en assimilant toute action toute question et toute parole de
soutien à un prétendu « antisémitisme ».
Poursuivra quant à elle, avec toutes les organisations du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, son combat pour la justice et la paix, au Proche-Orient comme ici.
Bureau National de l’UJFP le 10-11-09
Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Le MRAP tient à exprimer publiquement toute sa solidarité à Jean Claude Lefort, Président de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité) face aux graves propos
diffamatoires dont il a été l'objet sur le blog JJS (Jonathan-Simon Sellem).
Le MRAP ne peut accepter que la condamnation de la politique criminelle du gouvernement israélien soit assimilée à de l'antisémitisme. La volonté de certains de déplacer le conflit
israélo-palestinien sur un terrain communautaire ou religieux, alors qu'il relève exclusivement répétons le, d'une question de justice et de droit international, dans
le respect des résolutions des Nation Unies, est d'une gravité extrême.
Le MRAP a lui même été, à plusieurs reprises, victime de telles accusations calomnieuses. La justice, saisie, lui a chaque fois donné raison dans les procès en diffamation intentés contre les
auteurs de telles infamies.
En accusant d'antisémitisme les organisations ou militants qui réclament justice pour le peuple palestinien, ceux qui mènent l'offensive n'ont qu'un objectif : faire taire toutes les voix qui
osent critiquer la politique israélienne de colonisation dans les territoires occupés. Aux yeux de ces attaquants, l'antisémitisme n'est plus un mal à terrasser, mais il devient l'arme d'un
l'affront ultime à lancer à la face de ceux qui ont l'outrecuidance de critiquer la politique israélienne. Cette instrumentalisation de l'antisémitisme ne peut que banaliser
dangereusement l'antisémitisme en le galvaudant.
Depuis plus de 60 ans, plus de 35 résolutions des Nations Unies n'ont pas été suivies d'effet. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour les Palestiniens, en accentuant la colonisation
de terres occupées illégalement, en construisant le Mur déclaré illégal par la Cour Pénale Internationale, en multipliant les crimes de guerre comme à Gaza, le gouvernement israélien démontre son
refus d'appliquer et de respecter le droit international.
En l'absence de réaction des gouvernements occidentaux qui se refusent à prendre des mesures contraignantes à l'encontre d'Israël - l'arme du boycott, une arme pacifique-, reste l'un des moyens
les plus efficaces à notre disposition de citoyens pour contraindre le gouvernement israélien à accepter tout simplement le respect du droit et le règlement juste et durable de la question
israélo-palestinienne. Le boycott des produits de l'occupation n'est pas dirigé contre un peuple pour le punir mais bien pour lui faire prendre conscience que la communauté internationale
des citoyens ne peut tolérer les dénis de justice que commet son gouvernement en son nom. Notons que des organisations et des personnalités, en Israël même, demandent l'instauration d'un
tel boycott.
D'ailleurs, la lettre dont il est question, adressée à la mairie de Paris, a été signée par plus de 30 organisations du collectif national «Pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et
Israéliens ».
C'est pour toutes ces raisons que le MRAP est solidaire de Jean Claude Lefort et lui apporte son soutien. Bien au-delà de ce cas singulier, le MRAP condamne la stratégie de groupes ou
d'associations proches du gouvernement israélien qui, en France comme en Israël, instrumentalisent l'antisémitisme pour disqualifier tous ceux qui, critiquant la politique israélienne, apportent
leur solidarité au peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits légitimes. Alors que, ce faisant, ils ne font qu'œuvrer pour l'instauration d'une paix durable entre les peuples de la
région.
Paris le 16 octobre 2009
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