Mardi 12 août 2008


Paris, le 11/08/2008

 

DECLARATION SUITE AU DECES DE MAHMOUD DARWICH

 


En ce jour bien sombre de l’histoire de la Palestine, je tiens à exprimer notre profonde douleur et notre immense tristesse pour la perte de la légende de tout un peuple, pilier de la littérature palestinienne, et bien au-delà phare de la littérature mondiale contemporaine : Mahmoud Darwich, lauréat du prix Prince Claus pour «son œuvre impressionnante», chevalier des Arts et des Lettres (en France), nous a quitté ce samedi 9 août 2008 à la suite d’une troisième intervention chirurgicale.

 

Né le 13 mars 1941 à Al-Birweh, en Galilée, Mahmoud Darwich, porte-parole de la tragédie palestinienne, restera la voix de la misère des enfants aux pieds nus de nos camps de refugiés, l’odeur de notre terre perdue, de ses oliviers, ses fleures d’amandiers, de son café et de son pain. Il fut le chant des oiseaux migrateurs qui attendent éternellement le retour. Il fut la mémoire des batailles, des bateaux qui emmenaient notre cause de port en port. Il fut le passeport de notre identité palestinienne, et l’expression de la douleur de l’homme opprimé, là où il se trouve… Mais il incarna aussi le souffle d’espoir qui fleurissait nos printemps et bénissait nos nouveau-nés.

 

Mahmoud, qui chantera ta disparition aujourd’hui, toi, qui était le seul poète sachant exprimer une telle douleur ? Tu restes à tout jamais dans nos cœurs, ton œuvre et ton nom sont gravés pour l’éternité au panthéon des grands poètes de ce monde.

 

Pour le peuple palestinien, ton départ est insurmontable. En ces temps d’incertitudes, nous avions tellement besoin de ta voix pour nous soutenir et nous rassurer, parfois pour nous révéler à nous même. Nous avons encore tellement besoin de ton message de paix pour réveiller la conscience de ce monde comme qui trop souvent ferme les yeux et fait la sourde oreille aux cris de nos victimes meurtries.

 

Mahmoud, tes vers sont immortels comme l’était ton combat. De ton paradis, tu continueras à chanter, car il n’y a plus de frontières pour ton âme là où tu vas. On se retrouvera peut être un jour en paix sur les sommets du Carmel qui ont vu ton enfance.

 

Héritiers de ta mémoire, il nous appartient maintenant de déclamer tes rimes, et de te promettre de continuer de porter haut ton combat pour la justice et pour l’Homme… Adieu le dernier de nos frères, de nos amis, de nos amours… Adieu  la voix de la Palestine !

Hind Khoury,

Déléguée Générale de la Palestine en France

 

 

 

Un deuil national de trois jours a été décrété par le président Mahmoud Abbas. La Délégation Générale de Palestine en France vous ouvre donc ses portes de 10 heures à 11 heures et de 15 heures à  16 heures à partir de ce mardi. Un registre de condoléances est mis à votre disposition.

par Collectif nancéien contre la guerre
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Lundi 23 juin 2008

Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République

 

Paris, 23 juin 2008


Monsieur le Président de la République,

Vous êtes actuellement en visite officielle en Israël, à un moment particulier où l'Etat d'Israël fête le 60ème  anniversaire de sa création, alors que, de leur coté, les droits des Palestiniens - reconnus par les différentes résolutions de l'ONU - continuent à être bafoués avec la complicité, parfois agissante de, ce que l'on présente à tort comme la « Communauté internationale » (qui se réduit souvent aux Etats -Unis).

Alors que vous allez exercer ces prochains jours la présidence de l'Union Européenne, votre visite revêt une importance majeure et toute déclaration ou initiative de votre part ne manquera pas d'engager tout autant la France que l'Union Européenne.

C'est pourquoi nous nous adressons à vous afin que vous soyez le fidèle représentant de la majorité des Français et d'un nombre toujours plus grand de citoyens européens, exaspérés par la perpétuation de l'injustice dont souffre le peuple palestinien et qui ne peuvent accepter que plus de 60 ans après le plan de partage de l'ONU de 1947, vous vous apprêtiez par votre présence à honorer le 60 ème anniversaire de l'Etat d'Israël sans présenter d'initiatives fortes, à même de répondre aux droits légitimes des Palestiniens qui attendent toujours leur Etat.

De la reconnaissance par l'OLP de l'existence de l'Etat d'Israël il y a 20 ans lors du CNP d'Alger de 1988 à un règlement négocié sur le principe de l'échange « la terre contre la Paix »,

Des accords d'Oslo à la mise en place d'un quartet aux initiatives quasi inexistantes sans réelle autonomie par rapport aux Etats Unis,

De la feuille de route en plans de paix, en voyages et initiatives etatsuniens,

les Palestiniens ont toujours été sommés de faire des concessions de façon unilatérale sans voir pour autant leur situation politique ou économique s'améliorer.

Au contraire, leur vie quotidienne n'a fait que s'aggraver avec la multiplication des « check-points », des contrôles, des incursions de l'armée israélienne, des vexations gratuites ou du fait de l'instauration de punitions collectives...

Quant à leur Etat à venir, morcelé, émietté, rétréci, il est loin de représenter aujourd'hui les 47% qui lui avaient été dévolus par le plan de partage de 1947; il ne représente désormais pas même 20% de la Palestine historique.

L'édification du Mur de séparation - véritable mur d'Apartheid - qui empiète encore plus sur les terres palestiniennes, de fait « incorporées » à l'Etat d'Israël,

La construction du tramway à Jérusalem par une société française qui destructure un peu plus Jérusalem au profit de la partie israélienne,

Tout comme la colonisation qui n'a jamais cessés même durant les phases de négociations,

témoignent sur le terrain du mépris des gouvernements israéliens successifs pour le droit international (toutes ces mesures ayant été déclarées illégales) mais également de leur absence de volonté de régler de façon juste et définitive un conflit qui, par sa durée, ses diverses implications, voire son instrumentalisation, a des répercussions sur l'ensemble de la situation au Moyen Orient.

Votre voyage, Monsieur le président, devrait être l'occasion de rappeler « amicalement » mais fermement quelques vérités et évidences simples:

  • que la sécurité des Israéliens passe avant tout par la reconnaissance des droits légitimes des Palestinens
  • que l'injustice que vivent les Palestiniens ne fait qu'encourager le développement d'actes de résistance à l'occupation et des actions que l'on qualifie bien vite d'extrémistes
  • que la poursuite de la colonisation est un obstacle majeur à toute solution négociée
  • que les assassinats ciblés ne peuvent que relancer une violence qu'Israël prétend combattre
  • que la situation de la population de Gaza - victime du blocus à répétition - participe à la dégradation de l'image d'Israël à l'étranger
  • qu'un règlement définitif ne peut se faire que sur la base des résolutions de l'ONU.

Aujourd'hui, alors qu'une énième trêve vient d'être conclue, ces exigences sont plus que jamais à l'ordre du jour. La responsabilité du Président de la République française, celle du futur Président en exercice de l'Union Européenne, n'est-elle pas aussi, dès à présent, de montrer la détermination de l'UE à ne plus accepter la situation faite aux Palestiniens ?

Vos rapports amicaux avec les autorités israéliennes devraient vous y aider et rendre vos démarches plus écoutées sans courir le risque d' être accusé d'antisémitisme.

N'est il pas nécessaire, et de façon pressante aujourd'hui, de mettre à l'étude toutes les initiative susceptibles d'infléchir l'intransigeance israélienne : des pressions politiques sur le gouvernement israélien par  la suspension d'accords économiques préférentiels, dont les clauses prévoient d'ailleurs le respect par Israël des droits de l'Homme. L'éventail des mesures possibles  rend l'inaction de l'Union Européenne complice d'une situation intolérable pour les Palestiniens mais aussi pour tous ceux qui en Israël même et dans le reste du monde refusent cette politique coloniale.

L'urgence de la situation exige que la diplomatie ne reste pas inactive et impuissante, d'une impuissance coupable et qui ne fait qu'entériner le droit du plus fort au mépris du seul droit, tout simplement.

Toute complaisance ou complicité envers le gouvernement israélien ne peut que rendre plus aléatoire l'existence d'un Etat palestinien et plus probable encore une détérioration de la situation au Proche et Moyen Orient. Il est impératif d'y mettre fin.

La paix est à ce prix.

 
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.



Le collège de la Présidence du MRAP



Bernadette Hétier                          Mouloud Aounit                             Renée le Mignot
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Lundi 16 juin 2008
Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre

Lecture d'un poème






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Mercredi 11 juin 2008

Palestine, 60 ans sans Etat et sans droits

Le 15 Juin à Vandoeuvre, la municipalité soutient

la plantation d'un olivier symbole de paix et de solidarité

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies prévoyait que la Palestine soit divisée en deux États, l'un juif et l'autre arabe, Jérusalem étant dotée d'un statut international. La guerre de 1948 a débouché sur un tout autre partage. Israël a agrandi son territoire d'un tiers, et 800.000 Palestiniens ont subi l'exil (la Naqba). Aujourd'hui, 60 ans après, la Palestine est en train de disparaître peu à peu de la carte.

A Vandoeuvre, comme un peu partout en France, les élus locaux ont été invités à planter un olivier pour manifester leur soutien à la création d'un Etat palestinien aux côtés de l'Etat d'Israël.

L'olivier, symbole de paix commun à tout l'espace méditerranéen, est profondément ancré dans la culture palestinienne. Durant la deuxième Intifada, ce sont plus de 400 000 arbres qui ont été arrachés par l'armée israélienne, notamment pour la construction du Mur (illégal selon l'avis de la Cour Internationale de Justice de La Haye) . L'olivier est également pour les Palestiniens un des fondements de l'activité économique et du développement de leur pays.

Planter un olivier, c'est donc à la fois affirmer une volonté de paix fondée sur la justice et dire non à un processus délibéré de dépossession de la terre.

Les organisations réunies dans notre collectif s'adressent à la population pour dire l'urgence extrême d'une solution politique au conflit israélo-palestinien sur la base du Droit et affirmer la nécessité d'une solidarité avec le peuple palestinien.

Venez nombreux

soutenir cette initiative par votre présence

dimanche 15 juin à 11h

au parc Richard Pouille de Vandoeuvre

(entrée près de la piscine)

 

Collectif nancéien contre la guerre et pour une paix juste et durable au Proche et Moyen-Orient

Contact :nonalaguerre@yahoogroupes.fr Ne pas jeter sur la voie publique-Edité par nos soins

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Samedi 31 mai 2008

Palestine : 60 ans sans Etat et sans droits !  

Manifestation de solidarite

avec  le peuple palestinien

 

le 15 juin à 15 heures

salle Sainte Bernadette à Vandoeuvre

3 rue Général Frère 

avec :

                 ►un groupe de musique : rock, chanson française  «  les Minables »

            

             ►un groupe de rap,  slam  « Stratégie de Paix »

              

               ►un débat sur l’histoire de la Palestine

                

                  ►la projection d’Un film : « Chacun sa Palestine » animée par la co/réalisatrice : Léna Rouxel
                  ►une exposition


                                                               Entrée gratuite

Signataires : Association Départementale des Elus Communistes Républicains (ADECR) ; Association France–Palestine Solidarité (AFPS) ; ATTAC ; Comité catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) ; KHAMSA ; La Gauche Alternative ; LCR ; Les VERTS ; Mouvement pour une Alternative Non violente (MAN) ; Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP); Mouvement Républicain Citoyen (MRC) ; Secours-Catholique; PCF54 ; Solidarité et Progrès ; SNESup FSU Nancy2; Ul-CGT; Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ;UNEF

 

Contact : nonalaguerre@yahoogroupes.fr
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Mercredi 21 mai 2008

Palestinian Medical Relief Society (PMRS) = Société d’Aide Médicale Palestinienne

CESSEZ LE BLOCUS DE LA BA NDE DE GAZA

Depuis les élections parlementaires palestiniennes de 2006, Israël et les Etats-Unis ont mené une campagne de sanctions internationales contre le Hamas et le gouvernement élu palestinien. Cette campagne s’est intensifiée en Juin 2007 quand le Hamas a pris le contrôle de Gaza. Depuis lors, Gaza a été presque entièrement coupée du monde extérieur.

Aujourd’hui, les conséquences du blocus imposé à la Bande de Gaza sont devenues plus visibles à cause de leurs effets sur tous les aspects de la vie. Il est pratiquement impossible d’entrer ou de sortir de Gaza. L’approvisionnement en eau et nourriture, le traitement des eaux usées et les soins médicaux de base ne peuvent plus être tenus pour acquis. Le bouclage et l’effondrement de l’économie ont pour conséquence la rareté des denrées, aussi bien que de l’argent pour se les procurer. Les prix pour la nourriture sont en augmentation et la farine, le lait pour bébé et l’huile de cuisson sont de plus en plus rares.

Le déficit de l’électricité est de 20% à Gaza, ce qui a déjà de sérieuses implications sur le fonctionnement des hôpitaux, des pompes du traitement des eaux, et d’autres institutions publiques. La situation n’a fait qu’empirer depuis qu’Israël a commencé à couper l’approvisionnement en électricité et en fioul en Février 2008. Les restrictions sur le fioul qui entre à Gaza signifient que la principale source d’énergie de Gaza est en train de cesser de fonctionner. Sans fioul, les générateurs des hôpitaux ne fonctionnent plus, des douzaines d’enfants qui survivent grâce aux incubateurs sont confrontés à la mort, les médicaments gardés au froid se détériorent, les patients sous dialyse sont en danger, tout comme le sont les innombrables patients qui dépendent d’un traitement nécessitant des appareils électriques.

Sans fioul, les produits agricoles ne peuvent être acheminés sur les marchés, la distribution de nourriture est menacée, ce qui accroît la faim et la malnutrition.

Sans nourriture, sans médicaments, électricité, fioul, eau potable et chauffage, les Gazaouis sont victimes d’une punition collective infligée par Israël. La souffrance, la violation de la dignité humaine, le stress et la peur d’une population civile sans défense sont incommensurables.

L’impact courant du long blocus sur la vie des Gazaouis se définit par :

La pauvreté

  • 80% des familles à Gaza dépendent de la nourriture fournie par les aides sociales, comparés aux 63 % en 2006. Ce qui avoisine les 1,1 million de gens ( OCHA,2007)

  • En 2007, les foyers dépensaient approximativement 62 % de leurs revenus en nourriture ; le chiffre était de 37 % en 2004. ( WFP, 2007)

  • Durant la seule période de Mai et Juin 2007, les prix courants pour la farine, le lait pour bébé et le riz ont augmenté de 34 %, 30 % et 20,5 % respectivement. (WFP,2007)

  • Durant la période de Juin à Septembre 2007, le nombre de foyers qui gagnaient moins de $ 1,2 par personne et par jour a fait un bond de 55 % à 70 %. (WFP,2007)

L’effondrement économique

  • En septembre 2000, quelques 24 000 Palestiniens sortaient de Gaza quotidiennement pour se rendre au travail en Israël (World Bank, 2006). Aujourd’hui, le chiffre est zéro.

  • Le chômage à Gaza est près de 40 % à Gaza et on s’attend à ce qu’il atteigne les 50 %. (OCHA,2007)

  • Dans les mois qui ont précédé le blocus, à peu près 250 camions entraient quotidiennement à Gaza par le poste-frontière de Soufa avec de l’approvisionnement ; maintenant 45 camions au maximum y passent quotidiennement. Dans la plupart des cas, ce nombre est à peine atteint.

  • 95 % des activités industrielles de Gaza sont suspendues à cause de l’embargo sur les matériaux bruts d’importation et le blocage sur les exportations (World Bank, 2007)

Les services de base


  • Entre 40 à 50 millions de litres d’eaux usées sont déversées dans la mer quotidiennement (Oxfam, 2008)

  • En conséquence des restrictions en fioul et électricité, les hôpitaux subissent à présent des coupures d’énergie qui durent de 8 à 12 heures chaque jour. Actuellement, le manque de diesel nécessaire aux générateurs des hôpitaux varie entre 60 à 70 % selon les rapports.

La santé

  • 18,5 % des patients requérant un traitement d’urgence dans des hôpitaux à l’extérieur de Gaza se sont vus refuser le visa de sortie. (WHO, 2007)

  • La proportion des patients autorisés à quitter Gaza pour raisons médicales a chuté de 89,3% en janvier 2007 à 64,3% en décembre 2007, une baisse sans précédent. (WHO,2007)

  • Durant la période d’Octobre à Décembre 2007, WHO a confirmé la mort de 20 patients dont 5 enfants ( parmi les personnes en attente d’un visa) (WHO,2007)

La situation actuelle dans la bande de Gaza est rapidement en train de dégénérer en terrible crise humanitaire. La Société d’Aide Médicale Palestinienne (PMRS), en tant qu’une des plus grandes ONG dispensatrices d’aide médicale en Palestine pour 1,4 million de Palestiniens dans plus de 490 villes et villages en 2007, menace de suspendre ses services dans la bande de Gaza dans les prochains jours, du fait du blocus continu de Gaza, puisqu’elle n’a pas d’autre choix, sans médicaments, sans essence pour les transports de ses employés et pour les opérations, et peut-être même sans électricité.

  • La PMRS sonne l’alarme sur le risque grave de catastrophe sanitaire et humanitaire, avec ses conséquences négatives sur ses services et programmes sanitaires, y compris ses services de premiers secours sanitaires, ses services de rééducation, ses cliniques mobiles, ses secours d’urgence, ses soins aux individus et aux communautés qui ne sont pas bénéficiaires de l’aide sociale. Tous ces services sont menacés d’être suspendus par les crises actuelles si nous n’agissons pas maintenant, de manière claire et efficace. C’est pourquoi la PMRS appelle ses amis, ses supporters, les communautés internationales et tous ceux qui croient en l’inviolabilité des droits universels de l’homme et de la loi internationale dans le monde entier à exiger qu’Israël se plie à la loi humanitaire internationale et aux résolutions de l’ONU en mettant un terme immédiatement à sa politique de punition collective et au blocus de la bande de Gaza.

Comment aider ?

Continuez à mener des actions pour soutenir les efforts de l’aide humanitaire et médicale à Gaza tout en appelant à lever le blocus.

Vous pouvez…

  • Faire pression pour faire lever le blocus sur Gaza, à un niveau local et international.

  • Aider à envoyer du matériel humanitaire à Gaza.

  • Raconter aux gens les conditions de vie à Gaza.

A moins que le blocage ne cesse dès à présent, Gaza ne pourra pas éviter le désastre et tous les espoirs de paix pour la région seront anéantis.

Merci.

Abdalhadi Abu Khousa

Union of Palestinian Medical Relief Committees

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Mercredi 21 mai 2008

Soixante ans plus tard, le sens d’un succès de la solidarité:

L’Europe interpellée

Paris, le 19 mai 2008.

Ce 17 mai 2008, plus de 4000 personnes, de toutes les générations, ont affirmé, ensemble, leur solidarité avec la Palestine et le peuple palestinien, soixante ans après la Naqba. Moins de deux mois après le succès de la journée de la Terre du 29 mars au cours de laquelle des oliviers ont été plantés symboliquement dans plus de cinquante villes, en présence d’élus locaux, plus de 4000 personnes ont ainsi répondu présent à l’appel de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui organisait à Paris, au parc des expositions de la porte de Versailles, avec le soutien d’organisations syndicales (CGT, FSU, UNEF) et de nombreuses autres organisations, une grande initiative de 16 heures à 23 heures sur le thème « Paix comme Palestine : 60 ans après, la paix par le droit ». Une initiative qui a aussi reçu le soutien de nombreux élus et personnalités.

Entre expositions, films, concerts, les participants ont écouté avec attention les intervenant-e-s palestiniens, israéliens, européens invités. Ils se sont montrés particulièrement attentifs à un débat sur l’histoire, notamment, affirmant le droit à l’établissement de la vérité historique, Avi Shlaim, l’un des « nouveaux historiens » israéliens, a ainsi estimé, « en tant que chercheur et en tant qu’être humain », que le droit international doit s’imposer à tous. Cela vaut du droit au retour, comme du retrait d’Israël de tous les territoires occupés. Elias Sanbar, historien, poète et essayiste palestinien et ambassadeur palestinien auprès de l’Unesco,  a dit son accord. Le droit au retour, comme tous les droits, n’est pas négociable : ce qui l’est en revanche, c’est son application, a-t-il rappelé.

Au-delà, c’est l’Europe qui a été interpellée, pour qu’elle assume enfin ses responsabilités historiques, pour qu’elle ne se contente pas du seul rôle économique auquel elle a accepté d’être reléguée et joue enfin un véritable rôle politique, pour faire respecter par Israël les droits humains en Palestine et pour qu’elle fasse appliquer le droit, seul capable de permettre à la paix de voir le jour. C’est en substance ce qu’ont rappelé, chacun à sa façon, Véronique de Keyser élue socialiste au parlement européen, Etienne Pinte, député UMP des Yvelines et vice-président du groupe d’étude sur la Palestine à l’Assemblée nationale, Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, Ziad Abu Amr, ancien membre du conseil législatif et ancien ministre palestinien, Stéphane Hessel, ancien résistant, diplomate et écrivain… D’autres, comme Francis Wurtz, député européen des Gauches unies européennes ou Monique Chemiller-Gendreau, juriste internationaliste (qui ont renoncé à leur temps de parole tant étaient riches les débats), abondent dans le même sens. Gideon Levy, journaliste au quotidien israélien Haaretz, a mis en lumière les responsabilités israéliennes et interrogé les démocraties occidentales sur leur silence quant au siège imposé par Israël à toute la population palestinienne de la bande de Gaza. A l’instar d’autres intervenants, il a souligné la nécessité d’un dialogue avec le Hamas, qui fait partie, quoi qu’on en pense, des représentants du peuple palestinien.

Depuis sa prison en Israël, le député palestinien Marwan Barghouti a fait parvenir un message aux participants dans lequel il affirme : « Notre sacrifice pour la liberté ne faiblira pas et ce sacrifice pour la liberté n’est pas de moindre grandeur que l’exercice de la liberté elle-même. »

Un tel succès est en tout cas un message clair adressé tant à l’Europe qu’à la France à la veille de la présidence française de l’Union européenne : l’Europe doit enfin agir. Soixante ans après la Naqba, elle doit enfin faire pression sur Israël pour que les droits nationaux du peuple palestinien soient reconnus et mis en œuvre. Une condition sine qua non de la paix, indispensable à tous les peuples de la région.

Association France Palestine Solidarité
http://www.france-palestine.org/article9063.html
Paris, le 19 mai 2008.


Association France Palestine Solidarité
21 ter rue Voltaire
75011 Paris France
0143721579

E-mail : afps@france-palestine.org
Site
 : www.france-palestine.org
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Jeudi 8 mai 2008
Différences, la revue du MRAP



Des témoignages :

Albert Hourani (1946)

Des entretiens :

Dominique Vidal : Comment Israël expulsa les Palestiniens

Des articles :

Robert Charvin : Plus d'un demi-siècle.

Jean-François Legrain : Hamas, gestionnaire de l'attente de la libération.

Alain Gresh : Après Annapolis, l'impasse persiste.

Michel Warschawski : Gaza, symbole de notre monde.

Ali Abouminah et Omar Barghouti : La démocratie, une menace existentielle pour Israël ?

par Collectif nancéien contre la guerre publié dans : Nakba 1948-2008
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Mardi 6 mai 2008
Il ne faut pas avoir peur de l'Iran
LE MONDE | 03.05.08
© Le Monde.fr

L'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique, est frappé de sanctions internationales et, régulièrement, à Washington, l'idée d'une opération militaire refait surface. L'image de ce pays se réduit souvent à l'étranger à celle des diatribes inquiétantes de son président, Mahmoud Ahmadinejad, pour "rayer Israël de la carte". Faut-il vraiment avoir peur de l'Iran ?
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Mardi 6 mai 2008
Faim et développement, revue du CCFD :

Articles de Thierry Brésillon

1948-2008, une mémoire pour la paix.
La Nakba ou le deuil suspendu
Faut-il avoir peur du droit au retour ?
Que s'est-il passé en 1948 ?
Pas de paix sans reconnaissance.
Rassemblement à Paris



Coordonnées :
Délégation CCFD de Meurthe-et-Moselle

Comité CCFD de Meurthe-et-Moselle
13, rue Bailly 54000 NANCY
Tél. : 03 83 32 29 68
Fax : 03 83 35 82 45

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